La Voix des Sports - 08/05/2006 |
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De Lille à Lens pour profiter du patrimoine
Quand sport et culture font bon ménage
La Route du Louvre est marquée par la symbolique. Au-delà de la course, les images fortes sont nombreuses. Relier le Nord au Pas-de-Calais, Lille à Lens, le musée des Beaux-Arts au Louvre… Toutes ces idées se greffent autour de ce projet : faire cohabiter sport et culture.Comment gérer ces critères ? « Le projet est né il y a deux ans », explique Christian Picotin, vice-président de la ligue d’athlétisme du Nord - Pas-de-Calais. Au départ, l’hypothèse était de créer une course, des randonnées, puis un marathon pour « mettre en valeur le site minier ».
Patrimoine historique, âme de la région, le bassin minier va peut-être bénéficier de La Route du Louvre pour entrer comme tel dans le classement de l’UNESCO (l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture).
Christian Picotin précise que cet événement doit « servir à réaménager les sites, en donner une image positive ».
Il y a de la vie hors de la métropole lilloise, mais aussi hors du stade Bollaert. Bernard Coetmeur, chef de projet, se dit que « beaucoup de personnes vont à Lille, à Lens, mais ne savent pas ce qui existe entre les deux villes ».
Les comités de pilotage mis en place ont travaillé dans cet esprit. Fin 2004, le projet prend consistance. Il a fallu résoudre une complexité : « Une course en ligne qui traverse deux départements nécessite de la bonne volonté de la part de tout le monde (collectivités, entreprises partenaires, organisation…) et ça a été le cas », révèle Bernard Coetmeur.
La mise en valeur d’une « trame verte » pour découvrir les villages le long du canal de la Deûle passe par une course reconnue.
Christian Picotin recense déjà plus de 6000 inscrits, dont plus de 2500 pour le marathon. Il sait que « pour les randonnées, on retrouve plus d’incertitudes, donc les inscriptions sont possibles jusqu’au 10 mai ».
La multiplicité des parcours est encore un point fort de la manifestation. Les plus entraînés vont partir d’Euralille pour atteindre le site du Louvre à côté du stade Bollaert. Les autres ont le choix entre courir les 10 km ou profiter des quatre randonnées. Sportifs de haut niveau qui courent pour le championnat de France ou sportifs du dimanche, « tous doivent profiter des animations ».
On retrouve au programme : sortie de géants, dégustation de bières… bref, tout ce qui fait partie du folklore régional. La Route du Louvre lie le sportif au festif et va « plus loin que la Braderie de Lille où les concurrents subissent parfois les bradeux », selon Christian Picotin.
De plus, la distance entre Lens et Lille se prête au marathon. La course doit rassembler deux villes qui s’opposent souvent, en football notamment. La Route du Louvre doit être une vitrine de la région.
Maintenant, la pérennité de la course passe par un bon déroulement cette année. On recense déjà des « athlètes de 47 départements, des Belges, des Anglais ».
La Route du Louvre devrait prendre encore plus d’ampleur à l’avenir. « C’est la première fois qu’un marathon est support du championnat de France pour sa première édition », souligne Christian Picotin. « L’objectif est d’entrer dans le top 10 des marathons européens », ajoute Bernard Coetmeur.
Pour le bon déroulement de cette fête de la région, le budget est d’environ 300 000 E. « Mille bénévoles sont mobilisés et la sécurité est assurée par les forces de police, les pompiers… » L’an prochain, si le site du Louvre est en travaux, « l’arrivée pourrait se faire… à Bollaert », lance Bernard Coetmeur.
Dans la région, le sport fait partie intégrante de la culture.
Philippe DEMOOR














