La Voix des Sports - 30/04/2007 |
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Organisée hier matin entre Loos-en-Gohelle et Lens, la troisième partie de l’opération découverte de La Route du Louvre a permis à plus d’une centaine de coureurs de reconnaître la fin du parcours et de s’essayer sur la difficile montée de la fosse 11-19, tout en bénéficiant des conseils d’entraîneurs hors stade diplômés.
Après Houplin-Ancoisne le 25 février et Wingles le 25 mars, Loos-en-Gohelle accueillait hier la troisième et dernière étape de reconnaissance et d’entraînement, un rendez-vous incontournable pour les coureurs désireux de préparer au mieux leur marathon. « L’an passé, de nombreux concurrents ont connu les pires difficultés dans les six derniers kilomètres, explique Christian Picotin, vice-président de la ligue Nord - Pas-de-Calais d’athlétisme et responsable technique de la course. Courir un marathon et surtout le terminer dans des délais raisonnables est loin d’être chose facile. C’est pourquoi nous avons tenu à mettre en place un programme en trois parties, destiné à aider les athlètes dans leur préparation . »
Un regroupement convivial qui a connu un succès grandissant au fil des séances, permettant à chacun de vivre sa passion dans les meilleures conditions. « Les coureurs qui nous rejoignent viennent d’horizons différents, souligne Georges Jacques-Sébastien, entraîneur au Racing Club d’Arras.
Nous nous sommes aperçus que beaucoup d’entre eux ne faisaient partie d’aucune structure et étaient demandeurs de conseils physiques et diététiques. Pour atteindre ses objectifs dans ce type de discipline, il est impératif de bien planifier ses efforts, de ne pas oublier de se ravitailler et d’éviter de se laisser griser par la foule. » Situé au 36e kilomètre, au pied de la plus importante difficulté de la course, le passage par Loos-en-Gohelle revêt donc une importance toute particulière. « Après plus de 30 km, les organismes ont déjà été soumis à rude épreuve, affirme Philippe Lamblin, l’un des pères de La Route du Louvre. Les deux kilomètres de faux plat montant qui mènent à la fosse 11-19 sont particulièrement redoutables, chaque concurrent doit les gravir à son rythme, s’il veut bien terminer et rallier l’arrivée où plus de 15 000 personnes seront amassées. »
À l’issue de cette dernière séance d’entraînement collectif, les coureurs étaient d’ailleurs unanimes sur les bienfaits de cette demi-journée et la nécessité d’appréhender la dernière difficulté de la course dans les meilleures conditions. « J’ai fait un bon marathon l’an passé, mais j’ai laissé trop de forces dans cette montée, se souvient Philippe, 48 ans, venu de Wavrin pour participer à sa troisième séance de préparation.
Grâce aux conseils des entraîneurs, je vais gérer ma course différemment. » Une matinée riche en enseignements qui permettra donc aux participants d’éviter certains pièges le jour J : « Après l’ascension de la fosse 11-19, on se dit que c’est terminé, mais il y a encore un léger faux plat qui peut faire mal juste avant l’arrivée, constate David, 35 ans, d’Eleu-dit-Leauwette. »
À moins de quinze jours du départ de La Route du Louvre, deuxième du nom, place désormais à un peu de repos bien mérité, histoire d’être prêt à en découdre le 13 mai.














