La Voix du Nord - 13/05/2007 |
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La Route du Louvre a déjà trouvé sa place dans le calendrier régional
Créée en 2006, la Route du Louvre est déjà devenue l’un des rendez-vous incontournables du calendrier des courses hors stade dans la région. Près de dix mille personnes, toutes épreuves confondues (marathon, 10 km, randonnées) sont ainsi attendues, aujourd’hui sur les routes qui mènent de Lille à Lens.sports@lavoixdunord.fr
PHOTO CHRISTOPHE LEFEBVRE
Président de la Ligue régionale et cofondateur du projet, Philippe Lamblin l’avoue volontiers, il a eu peur que le succès de la première édition ne soit pas confirmé : « Pour moi, rien n’était gagné d’avance, assure-t-il. Je craignais que la réussite de l’an passé soit surtout liée à un phénomène de découverte, de nouveauté. »
« Une épreuve à part »
En constatant la nouvelle effervescence qui a entouré ce cru 2007, qui devrait rassembler pas loin de dix mille personnes, dont près de trois mille sur le marathon et près de deux mille sur le 10 km, l’homme a donc dû être rassuré. Là où beaucoup d’épreuves mettent une dizaine d’années à se faire un nom, la Route du Louvre aura, elle, réussi le pari de la reconnaissance dès sa deuxième année d’existence.
Un constat qui s’explique en grande partie par la grosse artillerie déployée pour promouvoir l’événement et par le soutien, inédit à ce niveau d’engagement, du monde institutionnel ; mais qui résulte également d’une forte attente de la population nordiste.
« C’est une épreuve à part dans le calendrier, estime ainsi le responsable de la commission hors stade de la Ligue, Christian Picotin.
La Route du Louvre ne ressemble à aucune autre course. Je ne vois guère que Maroilles qui puisse se rapprocher de cet aspect festif et populaire.
Le marathon de Dunkerque essaie aussi un peu de tendre dans cette direction et j’espère, d’ailleurs, que la tenue du championnat de France, là-bas, au mois d’octobre, lui permettra de prendre davantage d’envergure. »
Le succès de la Route du Louvre démontre, en tout cas, que contrairement à ce que l’on pourrait penser, il n’est pas forcément utile de nos jours d’avoir des grosses têtes d’affiche pour attirer du monde : « Dès le départ, nous avions annoncé que notre philosophie n’était pas forcément d’avoir un niveau très élevé, poursuit Christian Picotin. L’an passé, l’épreuve avait servi de support au championnat de France de marathon, ça avait donc permis d’avoir des bons chronos. Je pense que ce sera un peu moins bon sur ce point cette année. Mais ce n’est pas ce qu’on nous demande. Les institutionnels ont surtout voulu que les gens viennent sur la Route du Louvre pour y prendre du plaisir. »
Plutôt que de se compliquer la vie en cherchant à modifier un parcours, « qui laisse de toute façon peu de marge de manoeuvre pour faire des détours », le comité d’organisation a cherché, avant tout, à privilégier les notions de confort et de réconfort.
Reste donc, simplement, aux milliers de participants à écrire, aujourd’hui, de belles lignes supplémentaires dans la courte mais déjà très riche histoire de la Route du Louvre.














