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La Voix du Nord - 19/10/2006
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La Route du rhum, c’est dans dix jours maintenant
J – 10. La Route du rhum, huitième du nom, entre dans sa dernière ligne droite. Au pied des remparts de Saint-Malo, la pression monte doucement. «  La plus belle des transats », plus que jamais, fait rêver. Et les marins au départ sont toujours plus nombreux.

PAR CH. TAVERNE-GRASSET

sports@lavoixdunord.fr

Souvenez-vous... L’hécatombe d’il y a quatre ans... Les libellules des mers qui tombaient comme des mouches... Trois multicoques à l’arrivée à Pointe-à-Pitre, sur les dix-huit au départ de Saint-Malo. Juste de quoi s’offrir un podium, et cette victoire de Michel Desjoyeaux qui, une nouvelle fois, se faisait voler la vedette par une certaine Ellen Mac- Arthur.
Vainqueur du Vendée Globe en 2001, l’enfant de la vallée des fous s’était pourtant fait « bouffer », médiatiquement, par la jeune Anglaise, «  seulement » deuxième. Rebelote en 2002, sa victoire en multicoques passant presque au second plan car la « miss » – partie vingt-quatre heures avant lui de Saint-Malo avec la flotte des monocoques – était déjà arrivée en Guadeloupe, quelques heures auparavant.


C’est cela, la fameuse « magie » de la Route du rhum. De l’aventure, de l’irrationnel, des héros, des exploits, et ce public passionné, enthousiaste, qui grossit d’édition en édition, pleurant Colas ou Caradec, retenant son souffle au duel Birch - Malinovski, sacrant Arthaud, applaudissant les vainqueurs comme les vaincus...
Soixante-quatorze marins, un record, seront normalement de la prochaine tournée de « Rhum » (sauf défection de dernière minute), dimanche 29 à 13  h 02. Dont cinq Nordistes. Un autre record.

La classe qui monte

Avec, par ordre d’apparition à l’écran, Pierre-Yves Chatelin, Thibaut Derville, Joé Seeten, Géry Trentesaux et Dominic Vittet – que nous présenterons en détail dans nos prochaines éditions. Tous engagés en Class 40, la nouvelle série qui monte, qui monte, qui monte... Formalisée il y a seulement deux ans, elle représente déjà le tiers du plateau, et sans doute aussi l’avenir de la voile hauturière.


Car s’il n’est pas question de faire de l’ombre aux puissants monocoques typés Vendée Globe, on ne peut s’empêcher de penser que les multicoques, en raison de leurs coûts devenus prohibitifs et malgré un « retour sur image » intéressant pour les sponsors, sont condamnés à des lendemains difficiles. La classe ORMA a en effet du plomb dans l’aile.
Alors, il faudra, pour une fois encore, en profiter pleinement !

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