La Voix du Nord - 25/10/2006 |
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Le cinquième marin de la « bande » des Nordistes au départ de la Route du rhum est en fait un Breton pur granit… bien que Ch’ti de coeur depuis qu’il court sous les couleurs d’entreprises de la région. Une chance : c’est, pour beaucoup, « LE » favori. L’homme à battre.desk@lavoixdunord.fr
PHOTO ÉRIC ROUSSEAU
Les turfistes le savent bien : pour faire un bon « papier », il faut une base sûre. Un champion. Incontournable. Itou chez les « voileux ». Pas un spécialiste ne s’aventurerait à établir son pronostic pour la prochaine Route du rhum (il suffit de jeter un oeil sur les journaux spécialisés pour s’en convaincre) en omettant « Mino ». Une bonne demi-douzaine de transats, neuf Solitaire du Figaro, douze Tour de France, une Coupe de l’America, des titres et des podiums… L’homme a du répondant ; le marin, de l’expérience à revendre. Même si en voile plus qu’ailleurs, rien n’est jamais écrit.
« Prêt ? A peu près. On a fait 85 % de ce qu’on voulait faire. Mais on n’a pas réussi à tester le bateau dans toutes les conditions, notamment au portant dans la brise, au-dessus de 25 noeuds de vent. Or, c’est ce qu’on risque de rencontrer aux Açores, et ensuite. En course, par nature, on pousse toujours plus qu’à l’entraînement, et là, il reste une inconnue. Des zones d’ombres… On a imaginé, prévu… mais je ne prétends pas tout connaître du bateau. » Or le Class 40 est exigeant. «
« Je suis déjà parti »
Et pourtant, compte tenu de l’opposition, il ne faudra rien lâcher… «
Je déteste les jours qui précèdent le départ. Ça m’a poursuivi durant toute ma carrière. Je n’aime pas du tout ça. J’ai besoin de m’assurer que tout est clair dans ma tête, je suis déjà dans ma bulle. En fait, depuis quinze jours, je suis déjà parti ! »
Quant à franchir la ligne d’arrivée en vainqueur… « C’est vrai que j’ai envie de donner une victoire à ATAO. Ce sont des fidèles, qui me font confiance depuis longtemps. Mais il y a quelques gros clients, comme Gildas Morvan, un vrai professionnel, habitué à ce type de navigation en solitaire ; Joé Seeten, sans doute celui qui compte le plus grand nombre de milles à son actif ; l’Irlandais Ian Muslow, sur son proto Owen - Clarke, un bateau extrême, presque dangereux ; Damien Grimont ; et des tas de gens intéressants que je ne connais pas assez, mais dont je sais qu’ils savent faire avancer un bateau… »













