La Voix des Sports - 16/10/2006 |
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Le docteur Jean-Michel Boidin est médecin du sport à Roubaix. Il se penche pour nous sur cet épineux problème des règles…
– Est-il possible d’éviter les règles et leurs désagréments sur le long terme ?
« En cas de compétition, ou même de voyage, on peut poursuivre la prise du contraceptif habituel d’une plaquette à l’autre, sans interruption. On peut aussi se faire prescrire par un gynécologue une pilule à progestatif pur (à forte teneur en progestérones), que l’on prendra en continu au cours d’une saison sportive et qui supprimera complètement les règles. »
– Cela présente-t-il un risque ?
« Non. En principe, ce n’est pas dangereux de continuer à prendre la pilule ou un progestatif pur pendant une saison. Tout refonctionne normalement par la suite, en arrêtant les médicaments. »
– Comment s’explique l’absence de règles chez certaines sportives ?
« C’est une réponse hormonale provoquée par le cerveau. Lorsque l’on pratique un sport de façon très intensive, le corps sécrète des endorphines qui ont un effet sur les récepteurs au niveau du cerveau. Cela produit une réaction qui diminue la sécrétion d’oestrogènes et de progestérones. Les règles sont donc beaucoup moins abondantes. Parfois aussi, elles disparaissent complètement de façon naturelle. Ce phénomène est variable d’une sportive à une autre, selon la sécrétion d’endorphines. Ce n’est pas dangereux. Tout rentre dans l’ordre quand on diminue son activité physique. »
– Quand on est tout de même réglée, d’où vient le mal de ventre ?
« Là encore, c’est un phénomène hormonal. Les règles sont provoquées par une rupture des doses d’oestrogènes et de progestérones, ce qui crée un spasme douloureux au niveau abdominal. »
– Comment peut-on l’éviter ?
« Il faut prendre un antispasmodique. Et en cas d’épreuve sportive, évitez l’ibuprofène, qui peut être considéré comme un produit dopant. »














