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Sport au féminin
Avouons-le, l'essentiel de la Voix des Sports est composé de pages et de sports masculins. Les disciplines féminines arrivent tout de même à s'y glisser, et c'est tant mieux, grâce aux sportives de haut niveau, toujours plus nombreuses. Désormais, nous, les femmes, aurons notre page à nous, mensuelle, où l'on discutera de sport en général, mais au féminin, avec des rencontres, des conseils, des idées.
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ENQUETE
Entraîner une équipe de filles : cauchemar ou sacerdoce ?
« Entraîner? Oui, un jour, pourquoi pas ? Mais certainement pas des filles ! » Mesdames, ne commencez pas à bondir de colère, cette petite phrase sort de la bouche de Marinette Pichon, figure emblématique du football féminin français, quand elle a pris sa retraite la saison dernière. Après quinze ans de carrière, elle sait certainement de quoi elle parle.
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L'AVIS DU PSY
« Mettre en oeuvre son intuition féminine »
Gaëlle Collomb est psychologue du sport. Selon elle, prendre la direction d’une équipe féminine, ça ne s’improvise pas….
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Les précédents thèmes
. Anne-Sophie Roquette, la voix du LOSC
. rugby au féminin
- sport et seniors
- sport et grossese
- gedyva et body jam
- Femme d'entraîneur
- Méfiez-vous des apparences !
- Petits tracas féminins
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Les bonnes résolutions féminines de la rentrée
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Ce qu'elles
en pensent
Alexandra Pertus, joueuse de rugby à Villeneuve-d’Ascq (D1 élite) : « Je pense qu’effectivement, on est un peu plus ch… que les garçons dans le sens où nous sommes plus pointilleuses. On analyse tout, tout le temps, pour voir comment faire le mieux possible. Notre entraîneur doit toujours modifier ses exercices parce qu’à chaque fois, on discute. À force, ça finit par poser problème : tout le monde parle, on s’embrouille et on n’avance pas ! ».
Olivia Rooyackers, capitaine de l’équipe de basket de Ronchin (Nationale 2) : « Je crois que les filles ont beaucoup plus besoin d’être en confiance, le relationnel avec le coach est très important. Entre nanas, ce relationnel est parfois plus difficile. Les hommes se disent tout de suite quand il y a un problème. Les filles, en revanche, piaillent et ça peut faire boule de neige, c’est malsain. Avec l’expérience que j’ai aujourd’hui (elle a joué à l’USVO, Dunkerque, Roubaix et Wasquehal avant d’arriver à Ronchin), je pense qu’il vaut mieux dire les choses tout de suite, même si ça ne fait pas plaisir. Après, on oublie, mais au moins, c’est dit. Ça permet d’évoluer dans le bon sens.
Sinon, le grand travers des filles, et notamment chez nous, à Ronchin, c’est le “oui, mais”. Quand l’entraîneur nous dit quelque chose, il y a toujours une fille pour lui répondre “oui, mais…” C’est typiquement féminin et ça fait nous perdre du temps ! »
Géraldine Robert, joueuse de basket à Villeneuve-d’Ascq (Ligue féminine) : « Les filles entre elles peuvent se créer des problèmes, par jalousie par exemple. Mais à Villeneuve-d’Ascq, je pense que le fait d’être professionnelles nous aide à passer au-dessus de ça. On fait tout pour que ça aille bien entre nous. Il faut être capable de faire preuve de bonne foi et savoir vivre en équipe. C’est notre point fort et c’est dans notre intérêt. On a beaucoup de chance, parce que je sais que ce n’est pas le cas partout. »
C. B.
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