La Voix du Nord - 23/12/2007 |
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Jérémy Cadot ambitionne le « Top 16 » mondial
En stage à Courchevel, la semaine passée, avec l’ensemble de l’équipe de France de fleuret, l’Héninois Jérémy Cadot a affiché une grande détermination, après avoir vécu une saison 2007 incroyable.sports@lavoixdunord.fr
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Début janvier, Jérémy Cadot lancera sa saison à Copenhague. Un rendez-vous qui lui rappelle forcément de bons souvenirs puisque c’est dans la capitale danoise qu’il a signé, en janvier dernier, son premier podium en Coupe du monde (deuxième) pour sa première participation dans une épreuve de ce niveau.
Un coup de maître qui n’est pas resté sans suite puisque l’Héninois fut également troisième à Isla de Margarita au Venezuela en juin, après avoir décroché une honorable huitième place à Montréal, fin mai.
De bons résultats qui lui ont permis de finir l’année au trentième rang mondial de la spécialité. Parmi les vingt-neuf fleurettistes qui le devancent, un seul, l’Américain Gerek Meinhardt (18e à 17 ans) est plus jeune que lui.
« Si quelqu’un m’avait dit que, pour ma première saison chez les seniors, je ferais deux podiums en Coupe du monde et que je serais remplaçant aux championnats du monde, je ne l’aurais, sans doute, pas cru », admet-il satisfait.
Progresser physiquement
Fier de ses résultats, l’Héninois sait, malgré tout, que le chemin est encore long pour arriver au plus haut niveau : « La transition entre les juniors et les seniors n’est pas simple, avoue-t-il. Et je pense que ça explique d’ailleurs le passage à vide que j’ai connu pendant la saison. Il a aussi fallu le temps pour assimiler les changements qui ont été mis en place dans mon jeu. »
Aujourd’hui, Jérémy Cadot souhaite encore étoffer sa palette technique et progresser physiquement, mais c’est, surtout, dans la régularité que l’Héninois sait devoir s’inscrire pour atteindre son grand objectif de l’année : le Top 16 mondial, où figurent déjà trois compatriotes : Erwan Le Pechoux (3 e), Nicolas Beaudan (15e) et Brice Guyart (16e).
Sacré champion olympique à Athènes, le dernier nommé, qui fut le bourreau de l’Héninois lors des récents championnats de France, ne tarit pas d’éloges à son sujet : « C’est quelqu’un de difficile à battre car il a un mental de gagnant, il ne lâche rien. Il ne se surestime pas, mais il ne sous-estime pas non plus. » Conscient qu’il ne sera pas facile d’accrocher l’un des deux sésames pour Pékin, cet été, Jérémy Cadot entend néanmoins poursuivre sa progression et ainsi frapper de plus en plus aux portes de l’équipe de France.












