La Voix des Sports - 20 mars 2006 |
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Les saisons se suivent et ont malheureusement tendance à se ressembler pour Diane Barras.
Après une saison 2005 gâchée par une entorse au genou, puis une anémie, la Calaisienne pensait redonner un coup de fouet à sa carrière en posant ses valises à l’INSEP en septembre dernier.
Hélas, la spécialiste des épreuves combinées qui, tout comme Vanessa Boslak, est entraînée par Sébastien Levicq et poursuit des études de kinésithérapie, a encore joué de malchance cet hiver.
Une lésion osseuse au pied sur l’astragale, assimilable à une fracture de fatigue a été décelée lors d’un concours de saut en hauteur et l’a contrainte à tirer un trait sur tous ses projets et notamment sur son voyage à Melbourne en Australie, où elle devait disputer le mois dernier les championnats du monde de sauvetage côtier avec ses camarades du club d’Albi.
Une bonne distraction qui devait lui permettre de s’aérer l’esprit et de revenir encore plus motivée que jamais en France pour préparer sa saison estivale.
Été gâché
Au lieu de ça, Diane a dû passer trois semaines sans marcher. Bloquée, la Calaisienne n’a pu recommencer le footing qu’en milieu de semaine dernière.
Autant dire que ses ambitions estivales vont forcément être plus limitées que prévu : « Je ne vais pouvoir, au mieux, reprendre le sprint que dans trois semaines et pour les sauts, il faut compter encore un mois et demi, précise-t-elle. Je pense que je ne vais pas faire de séances spécifiques pour cet été. Et tout le bénéfice de la préparation hivernale aura disparu. Il faudra donc tout refaire, reprendre les bases et dans ces conditions, il sera vraiment délicat d’envisager quoi que ce soit. » Tout ce que la Calaisienne pourra réussir cet été s’apparentera donc essentiellement à du bonus.
Pas vernie, Diane reste néanmoins bien décidée à se faire une place au plus haut niveau pour suivre les traces de son frère aîné, Romain, septième du décathlon des derniers championnats du monde.
Pour y parvenir, il lui faudra probablement patienter au moins jusqu’en 2007 en espérant que la chance daigne, enfin, lui sourire d’ici là.














