La Voix des Sports - 19/02/2007 |
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Attendue sur le podium de la perche, ce week-end à Aubière, Amélie Delzenne est, malheureusement, passée un peu à côté de ses championnats de France élite en échouant à 4,15 m, après avoir simplement passé un essai à 4 m.
Une grosse désillusion pour la Tourquennoise, considérée comme l’une des plus sérieuses dauphines de Vanessa Boslak sur la scène nationale et qui a tout mis en oeuvre depuis plus d’un an et demi pour gravir au plus vite les échelons de la hiérarchie nationale.
Partie au pôle France de Clermont-Ferrand pour profiter d’une émulation collective, Amélie Delzenne admet avoir connu quelques moments difficiles : « Il a fallu le temps de s’habituer à différentes choses, notamment à mes nouvelles perches puisque j’avais laissé les autres dans le Nord. J’ai découvert d’autres méthodes. Il y a eu des périodes difficiles car au début ça ne passait pas, mais le travail commence, enfin, à payer. »
Le regard déjà tourné vers la saison estivale, la pensionnaire du Lille Métropole Athlétisme avait tout de même à coeur de réussir de belles choses, ce week-end, lors de championnats de France en salle. « Ce n’était pas ma priorité de l’année, mais c’est vrai que je me sentais capable de réussir 4,40 m, soit les minima pour les championnats d’Europe à Birmingham. Je n’ai fait que deux ou trois compétitions en ce début d’année, mais hormis un zéro sur l’épreuve de rentrée, j’avais réussi à passer 4,25 m puis 4,30 m. »
Des résultats qui devaient donc lui permettre de prétendre à une place de choix dans le concours national. Hélas, après un essai passé tranquillement à 4 m, Amélie Delzenne resta bloquée à 4,15 m : « J’étais pourtant en forme, assura-t-elle après avoir difficilement digéré sa déception. Sur mon premier essai à 4,15 m, j’ai pris la perche avec laquelle j’avais battu mon record, mais elle était un peu trop souple. J’ai donc changé en optant pour une perche que j’arrive malheureusement moins bien à prendre pour le moment. Et je n’ai pas su trouver le bon réglage sur les deux dernier essais. C’est vraiment dommage. »
Privée d’une médaille qui lui semblait promise, la jeune femme tentera d’effacer cette désillusion dès vendredi soir au meeting de Bercy, où elle côtoiera quelques unes des meilleures spécialistes mondiales, dont la reine Yelena Isinbayeva. « Je sais que ça va venir. J’ai vraiment bien travaillé cet hiver. J’ai progressé dans l’impulsion, dans la course d’élan. Il faut simplement que j’arrive à prendre des perches plus dures pour aller encore plus haut. » À l’entraînement, Amélie Delzenne a d’ailleurs déjà enroulé un élastique placé à 4,50 m, ce qui signifie que cette barre n’a rien d’inaccessible pour l’été prochain.
Soucieuse de disputer, au plus vite, sa première très grande compétition internationale, la Tourquennoise sait donc ce qu’il lui reste à faire pour décrocher le sésame pour les Mondiaux d’Osaka en août prochain. Joli défi !















