La Voix des Sports - 02/04/2007 |
![]() |
Lauréate de la Coupe de France de karaté chez les cadettes en 2004 puis chez les juniors en 2005 et vice championne de France junior, Sylvia Macaluso n’a eu de cesse, ces dernières années, de confirmer son statut de meilleur espoir féminin du comité des Flandres.
Afin de donner une nouvelle dimension à sa progression, elle avait même accepté de bouleverser ses habitudes de vie, pour rejoindre le pôle espoirs du Mans. Une initiative qui ne fut, hélas, pas accompagnée de la réussite escomptée, la jeune femme ayant vécu une année 2006 particulièrement compliquée sur le plan sportif, à cause d’une rupture des ligaments croisés en mai dernier.
« Ce n’est pas facile à gérer, car c’est forcément long à soigner, mais je n’ai pas à me plaindre, même si quelques soucis de santé ont un peu repoussé ma reprise, ma rééducation s’est vraiment bien passée, assure-t-elle. Et du coup, pendant un an, j’ai donné la priorité aux études. » Bien dans son corps, Sylvia est, en effet, aussi une demoiselle bien dans sa tête, puisqu’elle termine actuellement sa troisième année de droit.
Si tout va bien, la native de Lille, qui fit l’essentiel de ses armes dans le club de Petite-Forêt, devrait donc obtenir sa licence de droit au mois de juin et refaire ses bagages, dans la foulée, pour retrouver ses racines nordistes : « Ça va me faire du bien de rentrer, se réjouit-elle. Le pôle espoirs du Mans ayant été fermé, je n’ai plus de raisons de rester là-bas. Je vais donc pouvoir reprendre une licence à Petite Forêt et m’inscrire en maîtrise sur Lille. »
Avant de partir, Sylvia a tout de même tenu à laisser une trace de son passage dans la Sarthe et pour sa compétition de rentrée, il y a quinze jours à Clermont-Ferrand, elle a aidé ses camarades de la faculté mancelle à décrocher le titre national universitaire par équipes : « Ce n’était absolument pas prévu. Je n’étais pas censée combattre. J’étais simplement allée sur place pour encourager mes partenaires. Elles ont passé les différents tours et, finalement, j’ai participé à la finale, explique-t-elle. Je suis contente, car je n’ai pas ressenti de douleurs au niveau de mon genou. C’est donc encourageant pour la reprise des compétitions fédérales. » Prudente et consciente qu’elle n’était pas encore au niveau, cette championne de vingt-et- un ans a toutefois décidé de ne pas s’aligner, ce week-end, à Paris, lors des championnats de France kumité seniors.
Mais ça ne l’a pas empêché pour autant de prendre place dans les gradins de Coubertin : « Je suis venue encourager mes copines et puis c’était aussi l’occasion de voir un peu le niveau pour savoir ce qui m’attend pour l’année prochaine », admet-elle.
Enfin rétablie, Sylvia entend, en effet, reprendre sa marche en avant dans les meilleurs délais. La Coupe de France, programmée au mois d’octobre, constituera sa première grosse échéance et une première véritable opportunité pour se situer dans la catégorie des seniors.













