La Voix du Nord - 18/04/2007 |
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Pauline Parmentier : « Je me suis responsabilisée »
Lauréate du tournoi 25 000 $ de Biarritz, dimanche, après son succès en finale contre la Tunisienne Sfar (6-2, 6-4), l’ex-Villeneuvoise Pauline Parmentier, 21 ans, a confirmé son bon début de saison et poursuit sa route vers le top 100 mondial.
– Un petit mot pour commencer sur votre performance à Biarritz ?
« Je suis vraiment contente, ça a été une super semaine. Ce n’était pas évident en arrivant car je restais sur un mauvais match à Dinan (NDLR : défaite au premier tour contre Capucine Rousseau), mais hormis la demi-finale où j’ai dû sauver trois balles de match contre la Russe Ivanova, j’ai plutôt bien géré. »
– Ce succès confirme votre bon début de saison, après le succès à Walton Beach aux États-Unis et la demi-finale à Tipton en Angleterre…
« Oui, le bilan de la première partie de saison est, pour l’instant, positif. J’ai globalement bien joué. J’ai aussi passé un tour dans un tournoi WTA à Bogota. Je me sens plus forte. Mais c’est vrai qu’il y a eu beaucoup de changements dans ma vie depuis début janvier suite à mon départ de l’académie Mouratoglou. »
– Pourquoi ce départ ?
« Il n’y avait absolument pas de problèmes au niveau relationnel. D’ailleurs, beaucoup de gens me manquent. Mais je n’avais plus l’impression d’avancer sur le plan du tennis. Il était temps pour moi de voir autre chose. »
– Comment fonctionnez-vous désormais ?
« Physiquement, je travaille avec les entraîneurs fédéraux à Roland-Garros et pour tout ce qui est tennis, dans mon club au TC Paris. Je bosse aussi ponctuellement avec Stéphane Bernardi, qui s’occupait déjà de moi chez Mouratoglou et qui avait aussi quitté l’académie en septembre. Mais il ne peut que rarement me suivre sur les tournois. »
– Se retrouver seule en tournoi n’est pas trop compliqué ?
« Ce n’est pas simple. Surtout quand je pars loin et longtemps comme ce fut le cas pendant un mois en Amérique du Sud. Bien sûr, il y a d’autres Françaises engagées qui me filent un coup de main, mais ce n’est pas la même chose que le regard d’un entraîneur. Je me suis donc davantage responsabilisée. Avant, à l’académie, j’étais un peu assistée. On s’occupait de tout pour moi. Désormais, je dois gérer mes réservations d’avion, d’hôtel etc... »
– Vous êtes désormais 157e au classement WTA. Quel est l’objectif pour cette année ?
« Je reste toujours sur l’envie de rentrer dans le top 100. Je sens qu’en terme de niveau de jeu, j’en suis toute proche, mais pour y arriver, ça fait quand même encore beaucoup de points à prendre. Ceux de Biarritz ne seront comptabilisés que la semaine prochaine et devraient me permettre de gagner dix à quinze places. »
– Ces bons résultats devraient aussi vous permettre d’obtenir une invitation pour le tableau final de Roland-Garros…
« Je l’espère, ce qui est sûr c’est que ça ne peut que m’aider à l’obtenir. Ce n’est que dans un mois et demi, mais j’avoue que j’y pense déjà beaucoup. En attendant, je vais essayer de confirmer la semaine prochaine à Cagnes-sur-Mer puis sur un tournoi WTA à Estoril. »












