La Voix des Sports - 18/06/2007 |
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Le haut niveau, Antoine Maître-Devallon aurait aimé le découvrir à travers sa passion du golf : « Je voulais devenir professionnel, mais mes parents m’ont dit que je pouvais continuer le golf, à condition de ne pas lâcher les études, explique-t-il.
J’ai donc fait une fac de droit et je me suis rendu compte que je n’aimais pas ça. Et pour le golf, je n’étais pas assez mature. » Sa passion du sport, il a néanmoins eu l’opportunité de l’assouvir à travers la carrière de son épouse, Nathalie Dechy, qu’il a rencontrée en 2000 alors qu’il travaillait pour IMG France au sein de l’équipe d’organisation de l’Open Gaz de France. « Après avoir arrêté le droit et le golf, j’ai eu envie d’ouvrir un restaurant, j’ai suivi une formation à l’institut Paul Bocuse. Et au cours de ma dernière année, j’ai rencontré des gens d’IMG et j’ai donc encore changé de voie. Après avoir rencontré Nathalie, j’ai travaillé un an pour eux et puis on a décidé de passer tout notre temps ensemble.
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Depuis 2001, l’homme occupe donc le « métier » de mari de championne. « Il a fallu faire des choix et on a décidé de favoriser la carrière de Nathalie, poursuit-il. Je ne regrette rien car je ne me sens pas frustré et je vis des choses fabuleuses. Parfois, sur certains tournois, le temps semble un peu long, mais il faut savoir l’accepter, s’équiper d’un bon bouquin et d’un ordinateur portable. Comme je suis un dingue de vélo, je l’emmène partout et je fais aussi quelques sorties. » Heureux de partager cette vie peu commune, Antoine Maître-Devallon reconnaît tout de même qu’il ne ferait pas ça indéfiniment. « C’est viable à partir du moment où l’on sait que ça ne va durer qu’un temps, assure-t-il. On a conscience d’être des privilégiés, on en profite donc au maximum, même si ça implique certaines contraintes comme le fait de voir rarement nos amis et notre famille. Mais on sait que lorsque Nathalie arrêtera sa carrière, on sera justement très heureux de passer plus de temps avec eux. » Une famille, Nathalie et Antoine en ont bâti une autre sur le circuit, où chaque membre a sa place. « Il y a son entraîneur, son préparateur physique, son kiné et chacun joue son rôle, assure-t-il. De mon côté, j’apporte un soutien moral au quotidien, mais je n’interviens pas sur l’aspect tennis. J’en serai d’ailleurs bien incapable. J’ai appris à connaître le jeu au fil du temps, mais je partais quasiment de zéro. Et puis de toute façon, je ne pense pas qu’on puisse être mari et entraîneur à la fois. Dans mon cas, l’affectif prendrait trop le dessus. » L’homme s’acquitte, en revanche, au mieux, de sa mission de premier supporter dans les bons comme dans les mauvais moments.
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Le clan Dechy
Dans le sport professionnel, plus que dans n’importe quel autre domaine, la relation de confiance avec les différents collaborateurs est essentielle à la réussite et à l’épanouissement de la championne. Toujours couvée du regard par ses parents, Nathalie Dechy a su se construire une petite cellule, qui fonctionne à merveille depuis quelques mois, avec Martijn Bok, son entraîneur hollandais, Pascal Supiot, son préparateur physique, Jérôme Bianchi, le kinésithérapeute de l’équipe de France de Fed Cup et, bien évidemment, son mari Antoine Maître-Devallon. |














