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La Voix des Sports - 02/07/2007
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Gadret entre au palais de la découverte
Les Nordistes

 Les talents de grimpeur de John Gadret font de lui l’un des atouts d’Ag2r. Il a beau tenter de masquer ses sentiments, de se réfugier derrière une pudeur et une humilité parfois confondantes, John Gadret écarquillera les yeux au moment de se présenter dans l’immense et moderne complexe médiatique ExCel, qui servira de camp de base au lancement du Tour à Londres, dans le quartier des Docks.


Le petit grimpeur roubaisien, conforté par l’entourage d’Ag2r, qui lui a annoncé sa sélection assez tôt dans la saison, découvrira donc toute la démesure du Tour.
Un événement qui comptera dans sa carrière personnelle, qui agit comme un fil conducteur depuis plusieurs semaines, mais qu’il appréhendera sérieusement dans les prochaines heures.


« Il faudra lui laisser le temps de palper la dimension de cette course », juge Cyrille Guimard, qui le conseille depuis leur rencontre au vélodrome Charles-Pétrieux. « Ce n’est pas la peine qu’il se mette une pression inutile jusqu’à samedi. S’il a une appréhension, c’est lui qui viendra demander quelques conseils à Vincent Lavenu ou à moi-même. » Conforté par une excellente campagne ardennaise (8e de la Flèche wallonne, 15e de Liège-Bastogne-Liège) et une bonne préparation au Tour de Catalogne (7e du classement général), au GP de Gippingen (vainqueur) et au Tour de Suisse (abandon), le Nordiste a seulement été perturbé par une douleur lancinante qui touche le nerf sciatique. Mais il est désormais en mesure de rivaliser avec les meilleurs en montagne.


Laurent Lefèvre, lui, peut se targuer d’une expérience reconnue sur la Grande Boucle. Avec Festina, Cofidis, Jean Delatour, La Boulangère ou Bouygues-Telecom (il n’a jamais manqué le rendez-vous sous les ordres de Jean-René Bernaudeau), l’Avesnois émigré dans la région toulousaine a toujours su se mettre au service de ses leaders, en oubliant parfois de saisir l’occasion de jouer sa carte personnelle. Pas pour la victoire finale ou le classement général, mais au moins pour tenter d’obtenir le gain d’une étape. On se souvient bien de sa chevauchée, l’an passé, sur les routes de son Avesnois, entre Huy et Saint-Quentin.

Pour sa huitième participation, « Lolo » prend du galon, dans un rôle de capitaine de route, en l’absence de Didier Rous (retraité) et de Laurent Brochard (non retenu).

Il reste enfin Cédric Vasseur. Le plus âgé (36 ans) mais sans doute pas le moins désireux de briller une dernière fois sur un Tour qui l’a révélé (cinq jours en jaune dans l’édition 1997) aux yeux du grand public.

S’il a dû patienter jusqu’à hier pour l’officialisation de sa sélection (il avait rapidement été retenu dans un groupe de onze coureurs), il bénéficie d’une confiance absolue de Patrick Lefevere dans ce genre d’événement. « Avec lui, on sait toujours où l’on va », confie le patron flamand, qui reconnaît aussi les carences de son équipe pour gérer une course de trois semaines. Vasseur sera encore sur le Tour. Mais comme les autres, il devra d’abord bosser pour Tom Boonen !

Frédéric RETSIN
Photo Jean-Yves BONVARLET

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