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La Voix du Nord - 14/07/2007
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Gadret : « Mon Tour commence »
 Avec l’arrivée de la montagne, on devrait voir davantage John Gadret aux avant-postes.PHOTO ARCHIVES «LA VOIX» John Gadret arrive sur son terrain. Le Tour présente aujourd’hui ses premiers vrais reliefs montagneux.


« Je vais pouvoir enfin entrer dedans », lance-t-il, fort d’un premier constat après une semaine de course sur un terrain qui achevait les coureurs de son profil avant l’aube. C’était le temps où une partie du peloton semblait carburer au kérosène. « Je m’attendais à ce que le rythme soit plus élevé mais on a plutôt roulé “pépère” jusqu’à l’étape de jeudi (Chablis - Autun) » qui a marqué une première rupture dans l’allure. Hier matin, Gadret ressentait encore les effets du premier sursaut qui a agité le Tour sur les vallons du Morvan. Les jambes étaient dures «  mais je n’étais pas le seul à avoir mal ».
Depuis ses exploits du Giro 2006 (5e au Plan de Corones, 6e au Monte Bondone), il se sait attendu en montagne. Un challenge énorme pour le jeune Bruaysien (licencié à Roubaix) qui préfère reporter le challenge sur son travail auprès de Christophe Moreau. Jos Braeckeveld acquiesce.


À Waregem, le Belge qui avait offert son premier contrat pro au Nordiste en 2004, rappelait la nécessité d’engranger l’expérience sur une épreuve aussi difficile et particulière que le Tour : « Il faut encore lui laisser un peu de temps car il est tout neuf à ce niveau. J’avais engagé John pour le cyclo-cross. Puis il est venu disputer le Tour de Normandie. Une épreuve difficile qu’il a finie à la 18e place sans entraînement, ni motivation particulière. J’ai alors compris qu’il serait un grand grimpeur. Tu n’apprends pas le Tour comme ça, en claquant des doigts. Mais dans deux ans, il ira chercher le maillot à pois. »

Impressionné

« Dès aujourd’hui, je vais moins m’ennuyer mais il faudra d’abord voir où j’en suis », rétorque Gadret qui a été impressionné par l’allure dans la montée du col de la Croix de la Libération avant l’arrivée à Autun : « Je ne serai pas devant si ça grimpe comme ça dans les Alpes. » Mais au fond de lui, il ne croit pas vraiment qu’il passera au travers. • F. R.


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