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La Voix du Nord - 14/07/2007
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« Vino », de coups durs en coups tordus ?
SIXIÈME ÉTAPE Les blessures du Kazakh et de Klöden peuvent-elles changer la face du Tour alors que la montagne se présente ce week-end ?
 Vinokourov a passé la journée entouré de ses équipiers. Où en sera-t-il aujourd’hui pour la premièreétape de montagne ? PHOTO AFP Comme la cuisse de Jupiter, le tendon d’Achille ou la main de ma soeur, les genoux de Vinokourov vont entrer dans le langage commun. Déjà qu’ils attirent les gros plans des caméras… Hier, le peloton a laissé souffler le Kazakh en roulottant jusqu’aux affaires sérieuses derrière Bradley Wiggins (Cofidis) qui a assuré le spectacle pendant près de 180 kilomètres. Tom Boonen a le coeur soulagé. Le Belge a enfin remporté au sprint l’étape qu’il attendait depuis deux ans. Il était temps. La montagne se profile aujourd’hui vers le Grand-Bornand. Freire l’a bien compris. Il s’en va.


À BOURG-EN-BRESSE, PAR FRÉDÉRIC RETSIN
sports@lavoixdunord.fr



Alexandre Vinokourov a achevé la sixième étape du Tour dans le peloton réglé par Boonen. Cuit, le rictus révélateur sur les difficultés de sa journée, mais il a fini. Andreas Klöden, censé pallier une éventuelle défaillance de son leader avec le coccyx mal en point, aussi. Mais on a vite compris que l’Allemand en avait plein le dos.


En bon Suisse, Marc Biver reste pragmatique : « Andreas ne peut pas se mettre en danseuse. On a recousu les genoux et le coude de “Vino”. Ce n’est pas favorable à la pratique du vélo. Personne ne peut dire s’ils sont encore en mesure de finir le Tour. » Mais le manageur général d’Astana ne jette pas encore l’éponge : « En rentrant jeudi soir de l’hôpital (vers 0 h 15) le moral de “Vino” a impressionné toute l’équipe. Je n’ai jamais vu un sportif aussi positif, aussi décontracté dans ces circonstances. »


C’est peut-être parce que ses muscles l’ont rassuré : « On constate normalement une perte d’énergie après un tel choc », explique encore Bivert. « Ceux de “Vino” sont extrêmement toniques. On le connaît, c’est un phénomène physique et moral. Mais ne tirons pas de conclusions prématurées. » Surtout pas.



Hier, on a appris que le leader d’Astana préparait le premier rendez-vous montagneux avec des antalgiques, des massages et un bon gros dodo. C’est important le sommeil. Surtout lorsque la meute n’attend qu’un signe pour enfoncer le couteau. Marc Bivert l’a bien compris et prévient : « ” Vino” est prêt à mourir sur son vélo mais on n’aura pas de cadeau ».

Moreau méfiant, Evans relax

Christophe Moreau, fier comme un 14 Juillet dans son maillot bleu-blanc-rouge, regarde son plan de route. Le Belfortain a déjà noté qu’on n’entamera pas la principale difficulté de la journée (col de la Colombière) par le versant habituel. Méfiant, il résume bien le sentiment général entre l’info et l’intox. Un vieux réflexe acquis depuis 1999 sans doute : « La blessure de “Vino” peut changer la donne. On se fera une idée dans l’ascension. »


Comme l’énigmatique Alejandro Valverde ou le bondissant Cadel Evans, Moreau n’a quasiment pas dépensé d’énergie inutile. L’Australien, lui, pense à tout  : il a réclamé un cuisinier dans le bus de son équipe et a obtenu la présence de ses entraîneurs personnels, Luca Damiano et Dario Cioni en plus du staff habituel. « C’est son troisième Tour avec nous et je ne l’ai jamais trouvé aussi relax », assure son chargé de presse Filip De Myttenaere. •




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