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La Voix des Sports - 16/07/2007
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Huit mille calories par jour sans prendre un kilo
Le régime Tour de France

 Bien manger et bien s’hydrater: le secret de la réussite. L’alimentation des coureurs joue un rôle décisif dans leur récupération et leur performance, et la plupart des équipes y apportent un soin particulier, notamment Bouygues, qui emploie à plein temps sur le Tour un nutritionniste professionnel.


« Vendredi c’était paella, samedi sauté de porc aux légumes maraîchers, et ainsi de suite, 21 entrées et plats différents pour les 21 jours de la course », se réjouit Luc Bousseau, responsable du programme nutritionnel de l’équipe.


Un coureur du Tour a besoin de 5 à 8 000 calories par jour, contre 2 000 pour « monsieur tout le monde ». La journée des cyclistes commence donc par un petit-déjeuner copieux, accompagné d’oeufs et de pâtes. Sur le vélo, ils avalent barres de céréales et boissons énergétiques, en fonction de leurs besoins. Et boivent plusieurs litres d’eau.


À l’arrivée, dans la première demi-heure après l’effort, la réhydratation est une priorité. Puis on absorbe, dans l’heure qui suit, une collation de pommes de terre cuites à l’eau, riches en fibres, et des fruits. « Mais pour des sportifs d’endurance, le repas le plus important est le dîner, il doit fournir autour de 1 800 à 2 200 calories », explique M. Bousseau, employé de la firme Fleury-Michon, partenaire et fournisseur de Bouygues sur le Tour.

Le contenu et les quantités du repas du soir sont modulés en fonction de l’étape du lendemain et de la progression de la course. Et tous les menus de l’équipe ont été validés par le professeur Patrick-Pierre Sabatier, médecin nutritionniste à l’hôpital de la Salpetrière.

Le « carburant » du coureur cycliste, ce sont les sucres lents : riz et pâtes. Chaque détail compte. « Des pâtes trop cuites fournissent des sucres rapides, qui surchargent l’organisme le soir et sont inutiles pour le lendemain », affirme le nutritionniste de Bouygues.

L’apport en protéines, important pour les muscles, est également étudié. « Quant aux cinq fruits et légumes par jour, il y a longtemps que les coureurs ont intégré ça dans leur vie quotidienne », se félicite Luc Bousseau. « Évidemment on ne va pas voir la différence du jour au lendemain dans la performance, admet Jean-René Bernaudeau, le manager de l’équipe. Mais si les coureurs sont en bonne santé, s’ils digèrent bien, ça peut faire la différence sur une course de trois semaines. »

Photo AFP

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