La Voix des Sports - 23/07/2007 |
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Foix (envoyé spécial). – Le succès de Cédric Vasseur, mercredi dernier à Marseille, un demi-siècle après celui de Jean Stablinski, a marqué la deuxième semaine des Nordistes. Dix ans après sa première victoire d’étape à La Châtre (où il avait aussi endossé le Maillot jaune qu’il défendit pendant cinq jours), le Steenvoordois s’est offert un joli cadeau d’adieu puisqu’il a confirmé son retrait du peloton à la fin de la saison : « J’ai gagné toutes les courses qui étaient à ma portée. Je n’étais pas un grand coureur de classiques, je n’avais pas les qualités pour gagner un grand Tour. J’ai couru à mon niveau. Il faut savoir se retirer. »
En attendant, Vasseur ne cracherait pourtant pas sur un deuxième bouquet dans ce Tour. L’étape qui mènera la course vers Castelsarrazin (jeudi) figure en bonne place. C’est la dernière occasion pour les baroudeurs. Mais il n’est pas le seul à l’avoir cochée. Et il faudra aussi protéger Tom Boonen qui doit ramener le maillot vert sur les Champs-Élysées : « L’équipe a déjà enlevé quatre étapes. Nous sommes très sereins. C’est motivant d’avoir quelque chose à défendre. »
Contraint à un rôle d’équipier auprès de Christophe Moreau (mais le Tour nécessite un long apprentissage), John Gadret a eu hier davantage de latitude dans ses mouvements. Son leader n’est plus concerné par le podium et on se demande même s’il finira le Tour. Gadret a traversé quelques jours difficiles dans les Alpes puis vers Montpellier, mais il a fini par revivre sur les pentes des Pyrénées : « Jeudi, j’étais à l’image de la poisse qui a touché toute l’équipe. J’ai crevé dès le départ, j’ai mis quinze kilomètres pour rentrer puis Moreau est tombé. On l’a attendu, il a encore fallu chasser. Au moment de la cassure provoquée par Vinokourov, j’ai fait ce que j’ai pu. »
Le Nordiste a récupéré de tous ces efforts. Ce qui était bien pratique pour gérer lucidement sa montée vers le plateau de Beille. Il n’a pas cherché à suivre le rythme infernal imposé par le groupe du maillot jaune et a décroché après trois bornes d’ascension, juste avant que la pente ne redevienne plus sévère. La sagesse alors qu’on se trouvait encore à 13 km du sommet. Beille, c’est long. Très long. Du coup, il a fini par rattraper des garçons comme Karpets, Dekker ou Fofonov pour prendre la vingtième place : « C’est une satisfaction. J’avais été déçu de mes prestations dans les Alpes.
Je voulais me rattraper, prouver que je suis un vrai grimpeur. »
Toujours à l’aise, Laurent Lefèvre guette la moindre occasion avant Paris : « Je vise toujours une étape mais ça se complique. Je n’aurai plus cinquante possibilités. » L’Avesnois a souffert dans les deux courses avalées à la vitesse d’un TGV entre Marseille et Castres : « Le peloton s’est tenu en file indienne pendant ces deux jours, ce n’est pas ce que j’apprécie le plus. » Il devra se montrer patient, les deux prochaines étapes ne sont pas propices à un coup car « encore décisives pour le podium ». Lui aussi, il lorgne vers Castelsarrazin.















