La Voix du Nord - 26/07/2007 |
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Boyer : « Je ne sais pas si nous continuerons »
Retardé pendant la descente du col de l’Aubisque, Éric Boyer se trouvait encore sur le chemin de la gendarmerie de Pau où, comme l’ensemble de l’équipe, il allait être entendu par les enquêteurs. À son arrivée, ses coureurs et le personnel d’encadrement avaient déjà rejoint leur hôtel. Joint par téléphone, il s’explique sur ce nouveau coup dur qui touche Cofidis.
– Éric, expliquez-nous la décision de vous retirer du Tour de France ?
« Même si notre cas est différent de celui d’Astana, il ne peut pas y avoir deux poids deux mesures dans les circonstances actuelles. Par déontologie, nous devions quitter la course. Les véhicules de la caravane publicitaire ne resteront pas non plus. C’est une décision lourde de conséquences financières, mais nous ne pouvions plus rester sur le Tour. Même si cela reste un cas isolé à mes yeux, même si nous ne pouvons pas rester constamment derrière chaque coureur, j’assume ma part de responsabilités. »
– Vous êtes prêt à démissionner ?
« Je ne sais pas. En ce moment, je suis très triste et très abattu. J’y pense. L’idée me traverse l’esprit depuis que j’ai appris la nouvelle du contrôle positif sur Moreni. Mais je ne veux pas fuir et abandonner tous ces gens qui m’ont fait confiance. »
– Quel est l’avenir de l’équipe ?
« Je ne sais même pas si nous allons continuer la saison, ni sous quelle forme. J’ai déjà pris la décision d’arrêter les recherches d’un éventuel repreneur. Je vais attendre que Cofidis se positionne, mais nous ne prendrons pas de décision aujourd’hui. Pour l’instant, on ne parle pas de pérennité. On se retire du Tour. Point. »
– Toute la structure présente sur le Tour a été entendue par les gendarmes ?
« Oui, les coureurs et l’encadrement ont été auditionnés. Les gendarmes les ont rapidement autorisés à rejoindre l’hôtel. Je suis actuellement dans les faubourgs de Pau. Je vais aussi me présenter aux enquêteurs avant de les retrouver. »
– Éric, expliquez-nous la décision de vous retirer du Tour de France ?
« Même si notre cas est différent de celui d’Astana, il ne peut pas y avoir deux poids deux mesures dans les circonstances actuelles. Par déontologie, nous devions quitter la course. Les véhicules de la caravane publicitaire ne resteront pas non plus. C’est une décision lourde de conséquences financières, mais nous ne pouvions plus rester sur le Tour. Même si cela reste un cas isolé à mes yeux, même si nous ne pouvons pas rester constamment derrière chaque coureur, j’assume ma part de responsabilités. »
– Vous êtes prêt à démissionner ?
« Je ne sais pas. En ce moment, je suis très triste et très abattu. J’y pense. L’idée me traverse l’esprit depuis que j’ai appris la nouvelle du contrôle positif sur Moreni. Mais je ne veux pas fuir et abandonner tous ces gens qui m’ont fait confiance. »
– Quel est l’avenir de l’équipe ?
« Je ne sais même pas si nous allons continuer la saison, ni sous quelle forme. J’ai déjà pris la décision d’arrêter les recherches d’un éventuel repreneur. Je vais attendre que Cofidis se positionne, mais nous ne prendrons pas de décision aujourd’hui. Pour l’instant, on ne parle pas de pérennité. On se retire du Tour. Point. »
– Toute la structure présente sur le Tour a été entendue par les gendarmes ?
« Oui, les coureurs et l’encadrement ont été auditionnés. Les gendarmes les ont rapidement autorisés à rejoindre l’hôtel. Je suis actuellement dans les faubourgs de Pau. Je vais aussi me présenter aux enquêteurs avant de les retrouver. »
PROPOS RECUEILLIS PAR F. R.














