La Voix du Nord - 25/07/2007 |
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Hier, Rabobank est passé à la contre-attaque : une conférence de presse du Danois, de son manageur général (Théo de Rooy) et de Harro Kniff qui représente leurs intérêts juridiques. C’est vrai que l’avocat devient aussi indispensable que le soigneur, le mécano et l’huile de massage.
Certes, Rasmussen paie pour des faits (pour l’instant) non avérés, avec son allure qui ne ressemble à rien et la crédibilité de son sport dont il se moque comme de son premier cuissard.
Mais on a eu du mal à le croire, le Danois. Sa défense ? Un oubli pour signaler son lieu de résidence en avril 2006, « une erreur administrative de l’UCI » pour expliquer l’omission d’un contrôle programmé le 6 avril. Un air connu ! Le Danois a rappelé qu’il avait tout de même subi 14 contrôles tous négatifs cette année. De Rooy peut enfoncer une porte ouverte : « Ma confiance à Michael, aux médecins de l’équipe qui n’ont rien trouvé d’anormal même à l’occasion d’un contrôle inopiné à la veille de rejoindre Londres ». Il peut aussi brandir « le principe de confidentialité » auquel tout le monde croit.
Comme une sorte de réponse anticipée, les équipes réunies dans le Mouvement pour un cyclisme crédible (Gerolsteiner, Française des Jeux, AG2R, Cofidis, Crédit Agricole, Bouygues Telecom, Agritubel), créé à Londres, se sont réunies dans la matinée à Pau. Elles se sont engagées sur un catalogue de mesures dans le sens de la transparence et ont promis d’échanger les paramètres médicaux de leurs coureurs et de refuser les autorisations à usages thérapeutiques pour les infiltrations aux corticoïdes. C’est un pas. F. R.












