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La Voix du Nord - 25/07/2007
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« Ça relève de la psychiatrie »

Médecin préleveur sur le Tour jusqu’à jeudi dernier, le docteur Olivier Brochard n’est pas étonné par l’onde de choc. Il rappelle que les transfusions sanguines font l’objet d’une surveillance accrue de la part de l’Agence mondiale antidopage et de l’Union cycliste internationale.


« Les transfusions ont été expérimentées au début des années 1970, puis elles sont revenues en force au milieu des années 1980  », commente-t-il. Leur but : favoriser l’apport d’oxygène dans les muscles, via les globules rouges. Les Jeux olympiques de Los Angeles (1984) avaient vu l’éclosion des pistards américains qui s’étaient emparés de nombreuses médailles sans masquer leurs méthodes. « À l’époque, ce n’était pas illégal. »

Le Lambrésien, médecin-chef des services de psychiatrie du centre hospitalier de Douai, se doutait bien « qu’un gros poisson tomberait  » avant dimanche.


« Depuis 2004, les laboratoires ont amélioré la finesse de leurs analyses sur les manipulations sanguines. On peut détecter une transfusion homologue (avec le sang d’un donneur compatible), comme c’est le cas pour Vinokourov, d’une transfusion autologue (l’athlète se prélève son propre sang et se le réinjecte avant une grosse échéance). »

Hier, le docteur Brochard se réjouissait de la nouvelle : «  Les contrôles sont efficaces même s’il faut attendre la contre-expertise. La peur est inversée. L’étau se resserre autour des tricheurs. C’est un encouragement pour les coureurs propres. Vinokourov ? Sa défense sur l’orgueil et la fierté qui expliquent ses résultats relève de la psychiatrie. » • F. R.


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