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La Voix du Nord - 27/07/2007
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Cofidis : réunion de crise prévue lundi
 Une partie des produits saisis par la gendarmerie à l’hôtel des Cofidis est en cours d’analyse.PHOTO AFP Hier matin, Stéphane Augé s’est rendu devant le Palais Beaumont où le Tour s’élançait pour la dix-septième étape. Sans maillot, sans cuissard, avec sa petite famille dans les bras. Depuis mercredi soir, le Béarnais savait que la course filerait sans lui. Christian Moreni avait été contrôlé positif à la testostérone sur la onzième étape et Cofidis s’était retirée de l’épreuve. Mais Augé éprouvait encore des difficultés à décrocher.
La veille, comme tous les coureurs et l’encadrement de la formation nordiste, il avait été longuement entendu par les gendarmes chargés de l’enquête «  pour infraction sur les substances vénéneuses » diligentée par le parquet de Pau. « Ils ont inspecté toutes les valises, les chambres, les véhicules. Nous avons été auditionnés mais je tiens à dire que nous n’avons pas été traités comme des bandits. Nous ne sommes plus dans le Tour et je me demande maintenant quel sera notre avenir. » Hier, Cofidis a déjà annoncé qu’elle n’engagera pas d’équipe sur le Tour de la région wallonne (qui s’élance demain de Haccourt). À Villeneuve-d’Ascq, Alain Deloeuil a été chargé de prévenir chaque coureur engagé dans la course par étapes belge. Une décision logique, dans l’esprit de celle prise quelques heures plus tôt sur la Grande Boucle par les dirigeants de la firme de crédit par téléphone. « Je les ai appelés un par un, ils ont les boules  », confie Deloeuil. « Les jeunes ne comprennent pas. Monfort, Moinard ou Hary avaient envie de prouver que notre goupe ne se résume pas qu’à Moreni. » On devrait revoir le maillot rouge dès la fin de la semaine prochaine sur la Polynormande et la Clasica San Sebastian.


Pommade suspecte

Moreni, qui avait été placé en garde à vue pendant quelques heures dans la soirée de mercredi, a de nouveau été entendu hier par les enquêteurs jusqu’à 15  h 30. Il aurait facilement collaboré et dédouané l’entourage médical de l’équipe. Il a reçu la notification de sa mise à pied à titre conservatoire dans l’après-midi. Sa faute résiderait dans l’utilisation d’une pommade permettant de soigner une induration à la selle. Une partie des produits saisis la veille sera pourtant soumise à l’analyse scientifique.
Immédiatement après l’arrivée à Castelsarrazin, Christian Prudhomme n’a pas hésité à afficher son soutien à l’équipe nordiste : « Je réitère ma confiance à Cofidis et à son manageur général Éric Boyer. Nous avons toujours besoin de gens comme eux dans la lutte pour vaincre ce fléau comme le dopage . » Quelques heures plus tôt, dans le tumulte provoqué par les conséquences du mensonge Rasmussen, Patrice Clerc avait aussi tenu à saluer le départ de l’équipe nordiste : « Ce sont des gens nécessaires à la reconstruction du vélo », souligne le directeur général d’ASO. L’avenir de Cofidis, en fin de contrat avec sa structure cycliste à la fin 2008, risque déjà de se jouer en partie dès lundi où une réunion de crise est prévue au siège de l’entreprise. • F. R.


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