La Voix du Nord - 28/07/2007 |
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Le pacte a été respecté. « On s’était dit qu’on n’allait pas rouler l’un sur l’autre et c’est ce qu’on a fait », assure Laurent Lefèvre, finalement troisième de la dernière étape offerte aux baroudeurs de son genre avant l’arrivée sur les Champs-Élysées.
Comme l’ensemble de ses équipiers, le gars de Berlaimont était un peu passé au travers sur la route de Castelsarrasin. Il avait reporté ses objectifs sur la suivante, mais Boogerd, Merckx et surtout Casar (trois fois deuxième sur les étapes du Tour, dont la dernière fois à Marseille derrière Vasseur) la voulaient aussi.
Malgré le réconfort de ses supporteurs, Lefèvre a eu du mal à cacher sa déception : « La victoire de Sandy ne me console pas. Mais c’est un Français qui gagne. C’est bien pour tous ces gens qui sont venus nous soutenir. Pour une fois, on peut reparler un peu de sport après toutes ces histoires. »
Vasseur ne sera donc pas le seul Tricolore vainqueur d’une étape sur ce Tour de l’angoisse. Et la morale a donc voulu que le succès sourit enfin à l’un des plus poissards du peloton. On l’avait vu décomposé et pleurer affreusement la mort de son père qu’il avait appris en course pendant le championnat du monde disputé à Vérone (2004). Hier, il a encore cru que ce ne serait pas son jour lorsqu’un chien le projeta à terre après seulement 30 bornes. « J’ai cru que c’était fini. Heureusement, Lefèvre et Boogerd m’ont attendu. Puis je suis revenu avec Merckx et j’ai un peu fait le mort jusque dans les derniers kilomètres. » Malin, le Parisien a ensuite profité d’un îlot directionnel placé dans un virage à 2,5 kilomètres de l’arrivée. Ses trois compagnons avaient filé à droite.
Pas lui. Et il leur a montré ses fesses (une partie de son cuissard avait été arrachée dans la chute) jusqu’au but. « Je ne voulais pas encore manquer l’occasion », a-t-il reconnu en pensant à l’échec de Marseille. Casar tient cette fois son étape. Et ce n’est pas sa sixième place dans le Giro 2006 qui changera sa façon de courir sur le Tour. « Ici, c’est devenu trop difficile de passer la montagne avec les meilleurs. » F. R.














