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La Voix du Nord - 28/07/2007
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Une semaine en six questions
DIX-HUITIÈME ÉTAPE Malgré les affaires, le maillot jaune se jouera dans le chrono individuel entre Cognac et Angoulême
 Côte-à-côte, le Maillot jaune Alberto Contador, le Maillot à pois Mauricio Soler et le Maillot vert Tom Boonen: les trois hommes forts de ce Tour. Mais le classementa-t-il encore un sens? Avant que le Tour ne se joue dans le dernier contre-la-montre (55 km) ou même demain sur les Champs-Élysées, un point sur les derniers événements de la semaine n’est pas inutile pour comprendre dans quel état la course se présentera à Paris.

À ANGOULÊME, PAR FRÉDÉRIC RETSIN
sports@lavoixdunord.fr
PHOTO AFP


Fallait-il continuer ?Comme en 1998, la question a été posée. L’idée n’a pas effleuré Patrice Clerc, ni Christian Prudhomme. On n’en dira pas autant d’une partie du peloton français. Pour les organisateurs, la course ne s’efface pas devant les tricheurs. C’est aussi ce que pensent la plupart des manageurs. Martial Gayant (Française des Jeux) ajoute une précision : « Heureusement, le Tour reste une vitrine.


Sans lui, le vélo français aurait disparu de la circulation depuis longtemps. » Personne n’a évoqué l’argument financier.


Pouvait-on éviter le chaos Rasmussen ? – L’UCI n’a pas appliqué son règlement « disproportionné », selon le président Pat Mc Quaid. L’article XIV.8.220 interdit à un coureur de participer à un Grand Tour s’il ne se présente pas à un contrôle inopiné dans les 45 jours qui précèdent le départ. Recherché au Mexique comme indiqué sur son carnet de suivi, le Danois s’entraînait finalement en Italie. Gros mensonge. L’UCI l’a sauvé grâce à un autre article de son code : trois avertissements en moins de dix-huit mois sont nécessaires pour suspendre un coureur. Rasmussen n’en avait que deux. Mais le principal responsable de la situation reste Theo De Rooy, au courant des absences de son poulet préféré, et qui a préféré jouer avec le feu.



L’ambiance sur la course ? – Les pancartes de soutien au Tour se multiplient depuis l’exclusion de Rasmussen. Mais c’est loin d’être l’unanimité dans le peloton. Un attaché de presse raconte aussi cette scène : jeudi, son manageur s’était violemment exprimé contre le Danois. Le lendemain, « un soigneur de Rabobank est venu furieusement vers moi. Il a crié : “pourquoi il a dit ça ? Il va le payer !” » Ça promet pour la suite.


Pourquoi Rabobank continue et quelle est l’image de Cofidis ? – Rasmussen n’était pas positif, ce qui est différent de Vinokourov (Astana) et de Moreni (Cofidis). Plus tôt, Sinkewitz (T-Mobile) avait été sanctionné pour un contrôle effectué avant le départ du Tour. Son équipe est restée. On sait qu’ASO a pressé Astana de se retirer. Cofidis a pris les devants dans un « souci de déontologie ».
Clerc souligne « le sens des responsabilités » de l’équipe nordiste. « Le vélo a besoin de gens comme eux. » Même démarche chez les manageurs français. « Ce qui leur arrive est injuste », commente Roger Legeay (Crédit Agricole).



Quel crédit accorder au nouveau classement ? – Madiot l’évoque « comme une anecdote ». Un autre Tour a commencé depuis l’exclusion de Rasmussen, mais Contador ne rassure pas tout le monde. Il fut le seul à suivre les effarants démarrages du Danois quand il ne les a pas précédés au Plateau de Beille. 1’53’’ séparent l’Espagnol de Cadel Evans avant le chrono de cet après-midi (55 km). À Albi, l’Australien avait précédé le Maillot Jaune de 1’14’’ (2e derrière Vinokourov à Albi). On soupirerait un peu s’il gagnait le Tour 2007.



Où en est la lutte contre le dopage ? – « Elle est efficace », soutient Legeay qui se réfère aux contrôles sur Vinokourov et Moreni. « C’est sur cette base qu’on reconstruira le Tour. » •
 

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