La Voix des Sports - 30/07/2007 |
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Daniele Bennati l’emporte sur les Champs-Élysées
Le vainqueur de l’étape
L’italien Daniele Bennati a confirmé son entrée dans le cercle fermé des grands sprinteurs en remportant sur les Champs-Élysées à Paris la 20e et prestigieuse dernière étape du Tour.Déjà vainqueur à Castelsarrasin il y a trois jours, Bennati a devancé sur la ligne tous les « cadors » de la spécialité : le Norvégien Thor Hushovd vainqueur à Paris l’an dernier et l’Allemand Erik Zabel, six fois vainqueur du maillot vert dans la Grande Boucle. Robert Hunter, devenu à Montpellier le premier Sud-Africain vainqueur d’étape dans le Tour, a devancé pour la quatrième place le Belge Tom Boonen, le maillot vert du Tour 2007.
« C’est plus que quelque chose d’extraordinaire, gagner une étape du tour c’est un rêve, sur les Champs-Élysées, c’est encore plus merveilleux », a déclaré Bennati, âgé de 26 ans et originaire d’Arezzo.
« Après ma chute à Gand, je ne pensais pas pouvoir remporter deux étapes », a souligné l’Italien, qui a soigné ses maux lors de la traversée des Alpes et des Pyrénées. Avant de faire parler toute sa puissance lors de la troisième et dernière semaine de course, quand les organismes des adversaires étaient à l’agonie. « Je crois que je suis sorti très bien de cette dernière semaine. J’ai eu les jambes et j’ai fait un grand sprint », a-t-il résumé.
Ce sprint a conclu une étape de 146 kilomètres transformée en défilé pur et simple, après la grosse pluie de départ à Marcoussis, jusqu’à l’entrée sur le circuit final à 54,5 kilomètres de l’arrivée.
Une échappée de dix coureurs (Gutierrez, Flecha, Portal, Knees, Ballan, Scholz, Charteau, Delage, Gerrans, Fischer) a été reprise à l’entrée du dernier tour après une poursuite menée par les équipiers de Hunter, relayés par ceux de Hushovd.
Trois jours après Castelsarrasin, Bennati a enlevé son deuxième succès d’étape, le premier dans un sprint massif. « Dans les 200 derniers mètres, j’ai eu l’impression que ça n’en finissait jamais », a-t-il dit.
Tapi dans le sillage du Belge Sébastien Rosseler, chargé de travailler pour son compatriote Tom Boonen, Bennati s’est dégagé aux 200 mètres, sur les pavés en léger faux-plat montant de la plus célèbre avenue du monde.
Le Toscan s’est rabattu progressivement vers le centre de la chaussée et nul n’a pu le remonter, pas même le Norvégien Thor Hushovd qui est resté à hauteur du pédalier.
L’Italien, qui avait souffert en début de Tour après avoir été pris dans une chute dans l’étape de Gand en Belgique, a estimé que cette victoire était la plus belle de sa carrière : « Quand j’ai levé les bras, j’ai vu l’Arc de triomphe, j’en ai eu les larmes aux yeux ! »
Photo AFP














