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La Voix des Sports - 30/07/2007
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Un bilan dans la moyenne sauf au général
Les Français
Paris (envoyé spécial). – Deux victoires d’étapes. Faute de mieux, le bilan français se situe donc dans la moyenne de ces dernières années. Ni meilleur, ni pire. Les Tricolores ont tenté leur chance au cours d’une première semaine cadenassée par les équipes des sprinteurs, la montagne les a logiquement relégués loin des premiers rôles, ils ont donc trouvé l’ouverture dans les étapes de transition : Cédric Vasseur (37 ans) à Marseille et Sandy Casar (28 ans) à Angoulême.
Sans rouleur contre-la-montre (Sylvain Chavanel a pris la 8e place à Albi, William Bonnet ne s’est classé qu’à la 35e place entre Cognac et Angoulême), confronté à la tendresse de ses grimpeurs (Rémy Di Gregorio n’a pas eu le temps de voir les Alpes, John Gadret a lutté avec ses moyens tout en prenant la 20e place dans la difficile étape de Beille), le vélo français ne pouvait pas envisager de briller au classement général. Cette année, on a même battu le triste record détenu par Jean-Philippe Dojwa (15e en 1993) : la plus mauvaise place occupée par un Français à l’arrivée. Stéphane Goubert (27e à 1 h 06’20’’) prend la relève. Et c’est là tout son mérite, même si Chavanel (qui ne s’est pas ménagé sur ce Tour jusqu’au retrait collectif de Cofidis) avait toutes les chances de prétendre au palmarès. Chez les sprinteurs, Sébastien Chavanel (lauréat du GP de Denain 2007) et Romain Feillu (5e à Canterbury et à Gand) ont montré l’étendue de leur culot.
La grosse déception fut finalement Christophe Moreau qui réussit d’abord à sauver les meubles dans les Alpes avant de chuter puis de se faire piéger par un coup de bordure vers Montpellier. Le champion de France s’est ensuite effondré dans le premier chrono puis dans les Pyrénées. Très loin de ses objectifs (37 e à 1 h 32’56’’). Mais il a au moins eu le mérite de ne pas céder à l’abandon.
Sixième du Giro en 2006, Casar préfère ne plus songer au général. Le Parisien, qui ne manque pas de talent, préfère se concentrer sur les étapes : «  Je pense d’abord à ne pas rater la bonne échappée. Ensuite, je vise la victoire. J’ai bien compris que je ne peux plus prétendre au classement sur le Tour. Je galère trop en montagne pour passer avec les meilleurs. J’aurai la même approche dans les prochaines années. »
F. R.
Photo AFP

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