La Voix des Sports - 30/07/2007 |
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John Gadret, le mieux placé
Les Nordistes
Paris. – C’était le plus gros contingent (façon de parler) régional depuis depuis 2000 : John Gadret, Laurent Lefèvre et Cédric Vasseur ont eu l’occasion de briller.On retient évidemment la victoire du Steenvoordois dans la dixième étape jugée à Marseille. Le Berlaimontois, lui, a eu deux occasions d’obtenir le plus beau bouquet de sa carrière : 5e au Grand-Bornand (4e place du classement général d’alors), il a encore senti le bon coup sur la route d’Angoulême (3e de la 18e étape, seulement battu par Casar et Merckx). Le Bruaysien, qui participait à son premier Tour, a eu l’occasion de montrer ses talents de grimpeur sur la montée du plateau de Beille (20e de l’étape et meilleur Français ce jour-là). Le Tour est un long apprentissage.
Physiquement dure, cette édition a aussi marqué les esprits par le rebondissement des nombreuses affaires qui ont émaillé le peloton. « J’ai besoin de décompresser, confie Lefèvre qui termine aussi au 5e rang du classement de la montagne. Ce Tour fut surtout mouvementé dans la tête. On s’habitue peut-être aux affaires, mais on a cette fois connu quelques jours difficiles. J’espère maintenant qu’on ira au bout de l’Affaire Puerto. Des coureurs présents sur ce Tour n’auraient pas dû prendre le départ. » Gadret rêvait des festivités du Tour. Il en a profité pendant deux semaines. Le grimpeur marche beaucoup au moral. Il s’était posé quelques questions à la sortie des Alpes, il avait réagi à l’attaque des Pyrénées. Puis le contrôle positif de Vinokourov a tout flanqué par terre : « La grève d’Orthez l’a beaucoup marqué, explique son manager Vincent Lavenu. Il a pris un gros coup au moral. Son rêve du Tour venait de se briser en mille morceaux. Le ressort était cassé. » Pour son dernier Tour, Vasseur exprime quelques regrets sur son blog personnel : « Le cyclisme n’avait pas besoin qu’une équipe lave son linge sale en plein Tour de France sur le témoignage d’un ancien coureur. » Mais l’ancien maillot jaune veut positiver. « Depuis l’affaire Festina, on sait qu’il y a des contrôles de vitesse. Je trouve que l’image est parlante. Aujourd’hui, on a la preuve que les radars sont partout. Et qu’on ne peut plus passer entre les mailles du filet. »
F. R.














