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La Voix des Sports - 30/07/2007
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Rasmussen inquiétait déjà le VTT
Photo AFPLa discipline change, les méthodes restent les mêmes. Avant sa carrière sur route, Michael Rasmussen a longtemps arpenté les circuits de VTT. Le Danois avait déjà la faculté d’attirer l’attention par sa… discrétion. Champion du monde en 1996 jusqu’à ses aveux de dopage en 2002 (il a ensuite rendu son maillot), Miguel Martinez se souvient dans quelles conditions le Danois surprit tout les spécialistes à Are (1999) : « Avant son titre mondial, on ne l’avait pas vu une seule fois pendant les deux mois qui ont précédé la compétition. Moi, j’avais besoin d’enchaîner les manches de Coupe du monde pour rester au top. Pas lui. Il a tapé tout le monde. C’était déconcertant. » La suspicion dès le départ. « Nous nous en méfions tous », rappelle Olivier Brunaud, un manager d’une équipe située dans le Vaucluse qui croisait régulièrement Rasmussen au début des années EPO : « On le voyait toujours s’échauffer et se préparer en marge des courses, même le soir. Comme s’il cherchait à éliminer quelque chose. Quand mes coureurs arrivaient cramés, lui et quelques autres franchissaient la ligne en conservant leur fraîcheur. Comme s’ils n’avaient pas couru. Ahurissant. » Plus fort encore, Jérôme Chiotti ne parvient pas à s’expliquer la transition «  naturelle » du Danois entre le VTT et la route. Et encore moins ses exploits au Tour de France. Jusqu’à ce qu’on mette fin à la comédie…
F. R.


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