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La Voix du Nord - 01/08/2007
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Patrik Sinkewitz passe aux aveux
Après les anciens de Telekom, après Jörg Jaksche, l’Allemand Patrik Sinkewitz est à son tour passé à table hier en admettant avoir utilisé un gel à base de testostérone pour améliorer sa récupération pendant un stage de préparation au Tour 2007.
Alors que son avocat avait laissé un temps entendre qu’il pourrait évoquer un vice de forme survenu lors de son contrôle antidopage, Sinkewitz, 26 ans, a finalement choisi de prendre ses responsabilités. Il a d’abord renoncé dans la matinée à demander une contre-expertise, reconnaissant de fait s’être dopé. Dans la foulée, son équipe depuis 2006, T-Mobile, le licenciait.
Sinkewitz s’est ensuite expliqué sur son site internet : « Je reconnais avoir fait une erreur et je suis prêt à en assumer les conséquences », a insisté le vainqueur du Tour d’Allemagne 2004.

Présenté jusqu’à peu comme l’un des symboles de la jeune génération allemande, Sinkewitz a admis avoir faitune grosse bêtise. «  Je me suis procuré Testogel, un gel produit par la société Jenapharm qui sert à rééquilibrer les déficits en testostérone : il devait servir à améliorer ma récupération après des séances d’entraînement intenses ».
À le lire, Sinkewitz s’est appliqué en secret ce gel sur les avant-bras le 17 juin au soir, la veille d’un contrôle inopiné de l’agence allemande antidopage. « C’était un geste instinctif, sans réfléchir aux conséquences possibles », a-t-il plaidé, tout en assurant que ce produit ne l’aurait pas aidé à être plus performant.
Sinkewitz, contraint à l’abandon dans le Tour après avoir percuté un spectateur à l’issue de la 8e étape, s’est ensuite engagé à coopérer avec la Fédération allemande de cyclisme : « J’espère que toutes les équipes, et surtout mon équipe T-Mobile, continueront sur le chemin d’un cyclisme propre et ne se laisseront pas décourager par ce que j’ai fait ».
Sinkewitz risque une suspension de deux ans et devra verser une année de salaire pour la lutte contre le dopage, comme il s’y était engagé en signant l’engagement de l’Union cycliste internationale pour un sport propre. •
De son côté, le Danois Michael Rasmussen, ancien Maillot jaune du Tour de France, contraint de se retirer de l’épreuve la semaine dernière à la demande de son équipe, (avant d’en être définitivement écarté), continue de clamer son innocence.

 
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