La Voix du Nord - 19/07/2007 |
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« Je vais essayer de le persuader de continuer »
Alain Vasseur, le père du vainqueur, a suivi l’étape sur son petit écran de télévision, dans sa boutique de cycles, à Steenvoorde près d’Hazebrouck.
Son fils vient de gagner l’étape du Tour de France à Marseille. Il est 17 h 53, entre les coups de fil et quelques clients, Alain Vasseur a les yeux rivés sur l’écran de télévision. Il réalise la victoire à haute voix, avec toujours les mêmes phrases. « Je suis content pour lui. Je suis content pour lui… et pour ses détracteurs. Il a remis les pendules à l’heure, grâce à son coup de pédale. » Un coup de pédale que l’ancien coureur avait repéré « à 20 km de l’arrivée, quand je voyais que c’était indécis… Il marche bien, il ne peine pas, il est tout de suite dans la bonne roue ». Alain revit l’étape avec quelques supporteurs. Comme Jean-Marc : « Il a bien manoeuvré, c’est du travail de professionnel, de pro-fes-sio-nel ! »
La première victoire française du Tour 2007, dix ans après que Cédric a enfilé le maillot jaune. « Ça a de la valeur. Il vaut mieux gagner une étape que faire vingtième au classement général. Une étape, ça reste… Avec ça, je n’ai rien fait de la journée moi ! » Annie, la mère de Cédric, arrive, les larmes aux yeux, incrédule. « Moi, je vais réaliser ça demain, après-demain, la semaine prochaine. »
Cédric a annoncé sa retraite pour la fin de saison. Alain peine à y croire : « Il faut qu’il continue, je vais essayer de le persuader de continuer ! Il a toute sa place ! » Son fils, l’enfant du pays, le gars de Steenvoorde comme on l’appelle, lui téléphonera dans la soirée. « Bravo », c’est tout simplement ce que va lui dire son père. Et Alain retrouve l’écran, se met à revivre l’étape au gré des retransmissions télévisées : « Hop, là, il attaque… Voigt (coureur allemand) l’a vu… »
Son fils vient de gagner l’étape du Tour de France à Marseille. Il est 17 h 53, entre les coups de fil et quelques clients, Alain Vasseur a les yeux rivés sur l’écran de télévision. Il réalise la victoire à haute voix, avec toujours les mêmes phrases. « Je suis content pour lui. Je suis content pour lui… et pour ses détracteurs. Il a remis les pendules à l’heure, grâce à son coup de pédale. » Un coup de pédale que l’ancien coureur avait repéré « à 20 km de l’arrivée, quand je voyais que c’était indécis… Il marche bien, il ne peine pas, il est tout de suite dans la bonne roue ». Alain revit l’étape avec quelques supporteurs. Comme Jean-Marc : « Il a bien manoeuvré, c’est du travail de professionnel, de pro-fes-sio-nel ! »
La première victoire française du Tour 2007, dix ans après que Cédric a enfilé le maillot jaune. « Ça a de la valeur. Il vaut mieux gagner une étape que faire vingtième au classement général. Une étape, ça reste… Avec ça, je n’ai rien fait de la journée moi ! » Annie, la mère de Cédric, arrive, les larmes aux yeux, incrédule. « Moi, je vais réaliser ça demain, après-demain, la semaine prochaine. »
Cédric a annoncé sa retraite pour la fin de saison. Alain peine à y croire : « Il faut qu’il continue, je vais essayer de le persuader de continuer ! Il a toute sa place ! » Son fils, l’enfant du pays, le gars de Steenvoorde comme on l’appelle, lui téléphonera dans la soirée. « Bravo », c’est tout simplement ce que va lui dire son père. Et Alain retrouve l’écran, se met à revivre l’étape au gré des retransmissions télévisées : « Hop, là, il attaque… Voigt (coureur allemand) l’a vu… »
VIRGINIE DUBOIS













