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La Voix du Nord - 19/07/2007
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Maintenant, Vasseur peut se retirer
Dixième étape - Dix ans après sa victoire à La Châtre, le Lambersartois, qui stoppera sa carrière à la fin de l’année, enlève un nouveau succès à Marseille
Photo AFP Un million de téléspectateurs ont été privés de la victoire de Cédric Vasseur, la première d’un Français sur ce Tour, hier après-midi à Marseille.
Après l’annonce du contrôle positif de Patrik Sinkewitz, la ZDF et l’ARD, les deux chaînes de télévision publiques allemandes, ont décidé de suspendre leurs retransmissions en direct du Tour. C’est dommage. Les Allemands, qui n’aiment pas que les épisodes de Derrick mais aussi le sport et les belles histoires, auraient goûté la rage du Nordiste.

À MARSEILLE, PAR FRÉDÉRIC RETSIN
sports@lavoixdunord.fr PHOTOS AFP Depuis trois ans, c’est bien ce qui motive la deuxième carrière de Vasseur. Celle de l’après Cofidis. Six victoires en 2003, puis le trou noir lié à une mise en examen dans le cadre de l’affaire qui secoue l’équipe nordiste l’année suivante. Elle ne résiste pas longtemps aux arguments juridiques opposés au cafouillage des enquêteurs qui perdent les pédales pendant sa longue garde à vue dans les locaux de la PJ de Nanterre. On mélange ses cheveux à ceux de Gaumont, on imite sa signature sur deux procès verbaux. Non lieu pour tout ce qui lui est reproché.

Vasseur reste encore une année chez Cofidis avant de trouver refuge chez Quick Step, l’an passé. Pas mal pour une fin de carrière : il a porté le maillot jaune pendant cinq jours après sa première victoire d’étape à La Châtre (1997), il a ensuite aidé Armstrong à ramener le maillot jaune vers Paris (2000), il se mue désormais en équipier modèle pour Boonen qui veut défiler sur les Champs-Élysées avec le maillot vert.
Chez Quick Step, il a trois idées en tête : le championnat de France, les Quatre Jours de Dunkerque (qui lui échapperont cette année à l’issue d’une erreur stupide à Arras) et une deuxième étape du Tour. Au passage, il remporte tout de même le GP d’Isbergues pour la deuxième fois en montrant qu’il n’est pas dénué de qualités quand il faut conclure vite.

« La boucle est bouclée »

Hier, face au stade Vélodrome, c’est de la même manière que le Lambersartois est allé cueillir son succès devant Albasini, Casar, Halgand et Voigt.
Un final très serré, conclu à l’expérience. Pas surprenant pour le Français le plus âgé dans cette Grande Boucle (37 ans) : « J’ai calqué ma course sur celle de Voigt. L’Allemand est toujours redoutable dans ce genre de situation », expliquait-il quelques instants après être tombé dans les bras de Patrick Lefevère (son manageur), Dirk Nachtergaele (son soigneur), Philippe Crépel et Tom Boonen qui analysait le sprint en connaisseur. «  À 200 mètres de l’arrivée, j’ai vu que mes compagnons se déportaient vers la gauche et j’ai choisi de passer à droite. » Aujourd’hui, Lefevère ne regrette rien. En fin de contrat la saison dernière, Vasseur, qui avait reçu quelques offres d’Espagne, fut le dernier coureur à bénéficier d’un contrat dans le groupe italo-belge après l’éviction du Vénézuélien Rujano. « Dix ans après ma première victoire, dixième étape  ! La boucle est bouclée. Je suis sûr d’arrêter à la fin de l’année. Les jeunes poussent. Je n’ai plus rien à faire dans le monde du vélo et je préfère me retirer sur ça. » •  www.lavoixdessports.com
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