La Voix du Nord - 19/07/2007 |
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Rencontré au mois d’octobre (1), Cédric Vasseur était rasséréné par sa victoire au Grand Prix d’Isbergues. Le cycliste steenvoordois préparait alors sa course des Gentlemen, qui se disputerait à Steenvoorde le 21 octobre. Au-delà de ce raout festif, le coureur avait déjà dans le viseur l’année à venir, année capitale, synonyme, à 36 ans, d’adieux au vélo après douze saisons de professionnalisme. Il lui paraissait impensable de louper sa sortie. A posteriori on ne peut que confirmer que le contrat est rempli.
Vous repartez pour une saison. Pourquoi pas davantage ?
« Je ne veux pas finir comme Jeannie Longo, je n’ai pas envie qu’on dise de moi “il fait de la résistance”. Je ne tiens pas à être le vétéran du peloton.
À Paris-Tour, ce week-end, cent vingt coureurs ont abandonné. Les courses sont dures. Je pense pouvoir tenir ma place un an, pas plus. »
Au sein de quelle équipe ?
« Je suis en pourparlers avec Patrick Lefévère, le directeur sportif de mon équipe cette saison (Quick Step, NDLR). J’attends une proposition rapidement. L’équipe part en stage lundi à Knokke-le-Zoute en Belgique. Ça se signera avant la fin de la semaine ou ça ne se fera pas.
Sinon, j’ai quelques autres pistes. »
Chez Quick Step, avez-vous appris de Tom Boonen ?
« Sur le plan tactique, j’ai beaucoup plus progressé au contact de Lance Armstrong à l’US Postal. En courant avec Boonen, j’ai découvert une autre qualité : il est jeune, il a la pêche et ses résultats donnent un souffle nouveau à un sport qui s’étouffe.
En Belgique, il a redonné au cyclisme un niveau et une popularité qu’il n’avait pas atteints depuis Eddie Merckx. En France, il manque quelqu’un comme lui. »
Quels sont les objectifs pour votre dernière saison ?
« Depuis deux ans, je n’ai pas participé aux Quatre Jours de Dunkerque. En 2005, j’étais au Giro ; cette année au tour de Romandie. En 2007, l’étape du samedi passe par Cassel, la dernière part de Steenvoorde dimanche. J’aimerais au moins porter le maillot de leader. Ce serait dommage de passer à côté.
Si Steenvoorde accueille les Quatre Jours, c’est aussi un peu pour moi… »
Après la dernière Gentlemen, en octobre 2007, allez-vous quitter le monde du vélo ?
« Il n’est absolument pas exclu que je me reconvertisse autour du cyclisme (il sourit). »
MARC LE TELLIER
(1) Cette interview a été publiée le 12 octobre 2006.













