La Voix du Nord - 18/07/2008 |
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Et la question est arrivée. Presque inévitablement. « Faut-il arrêter le Tour ? », a-t-on demandé à Patrice Clerc et à Christian Prudhomme venus répondre aux interrogations que ne manque pas de soulever l’annonce de ce troisième cas positif.
Pour le directeur général des compétitions cyclistes d’Amaury Sport Organisation (Prudhomme), « c’est se tromper d’ennemi, de débat ». Le Tour continue donc. « Dans ses dérives qui ne reflètent que celles de la société. » Dans l’état actuel des choses, on ne peut que se féliciter de l’efficacité des contrôles menés par l’équipe de l’AFLD. Mais puisque le Tour doit aller jusqu’à Paris, on ne saura trop conseiller à ses dirigeants de tirer enfin les conséquences de ce nouveau chantier qui s’annonce après deux années marquées par le scandale Landis (2006) et le cataclysme lié aux cas de Rasmussen, Vinokourov, Sinkewitz et Moreni (2007).
Cet automne, à Paris, les dirigeants d’ASO avaient multiplié les menaces vers ceux « qui ne respectaient pas les règles. » « Le Tour est plus fort que tout », avaient-ils martelé. On avait même cru comprendre que s’il fallait partir avec dix, douze ou quinze équipes seulement, rien n’arrêterait cette volonté d’épurer le système de son fléau. Ce matin, on a envie de leur dire : chiche !
Aujourd’hui, seul Astana a justement payé les pots cassés dans un cadre voulu par le Tour. Car on n’a pas attendu le départ de Brest pour se poser des questions sur les casseroles des principaux acteurs de Saunier-Duval. On constate aussi que d’anciens dopés – qui ont avoué leurs pratiques – étaient toujours derrière leurs équipes à Lavelanet. Dans ce domaine, ses responsables ne sont sans doute pas allés jusqu’au bout des idées annoncées. Il faudra au moins en tirer la leçon.













