La Voix du Nord - 27/07/2008 |
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Le Tour est dur avec Evans. Pour la deuxième année consécutive, l’Australien terminera à la deuxième place. La plus amère.
« J’avais pris un bon départ et le premier intermédiaire me mettait dans le temps de Cancellara, ce qui était pour moi une bonne indication », a-t-il soufflé. « Je me suis dit : “Tu es dans un bon jour”. J’ai vraiment été surpris quand on m’a communiqué le premier intermédiaire de Kohl. Je pensais bien faire, j’étais sonné. »
Hier, il n’a pu que reconnaître la supériorité collective des CSC qui l’ont harcelé pour le coincer dans la montée de l’Alpe-d’Huez et permettre à Sastre de bâtir une grande partie de son succès.
« Cette équipe est incroyablement forte », a-t-il consenti. « Elle mérite sa victoire. Elle a un budget au moins deux fois supérieur au nôtre et peut acheter les meilleurs coureurs. Ce n’est pas facile de courir contre trois coureurs qui t’attaquent. »
La faiblesse collective de ses équipiers est apparue au grand jour pendant cette dernière semaine qui se révèle souvent comme la plus importante du Tour. La formation Silence avait pourtant recruté Popovych pour le soutenir dans sa quête. Mais l’Ukrainien n’a jamais présenté le niveau qui était le sien lorsqu’il évoluait au côté d’Armstrong ou de Contador. Il a même affiché une discrétion confondante tout au long de ces trois semaines, n’apparaissant aux avant-postes que pour jouer sa carte personnelle dans la dix-septième étape finalement enlevée par Cyril Dessel à Jausiers.
« Je reviendrai »
Dans son équipe, où l’échec de ce deuxième contre-la-montre a fait l’effet d’un terrible coup de massue, il sera largement temps de tirer les conclusions pour l’avenir. Evans a promis de revenir sur le Tour : « Peut-être que le pas de la deuxième à la première place est le plus dur à faire. Je crois que j’ai encore trois ou quatre Tours en moi. Je reviendrai et j’essaierai de gagner. » F. R.













