La Voix des Sports - 28/07/2008 |
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Faute de pouvoir jouer un rôle plus intéressant au classement général (Casar, 14e), le peloton tricolore s’est d’abord concentré sur la victoire d’étape, même s’il a furtivement rêvé en jaune (une journée pour Romain Feillu avant le chrono de Cholet).
Une vieille habitude couronnée, cette fois, par les réussites de Samuel Dumoulin (à Nantes), Cyril Dessel (à Jausiers) et Sylvain Chavanel (à Montluçon). Il faut remonter à 2004 pour trouver la trace d’un bilan comparable (J.-P. Nazon, Virenque et Moncoutié). Pour l’anecdote, ces coureurs ont tous signé leur premier succès sur le Tour.
Pour saisir leur portée, il suffit d’écouter Dessel : « En 2006, j’avais pris le maillot jaune à Pau, mais je n’avais pas gagné l’étape (enlevée par Mercado). J’ai ajouté cette ligne sur mon palmarès. Cela me tenait à coeur. » Romain Feillu, battu par Dumoulin à Nantes n’en dira pas tant. Le Dunois, deuxième de l’étape, n’a pas masqué son bonheur de parcourir le chrono du lendemain avec la belle tunique sur les épaules.
À Nantes, Dumoulin n’a pas gagné avec le maillot de champion de France comme il l’avait rêvé. Le championnat national est un rendez-vous qu’il adore. Il en était sorti frustré par une chute sur les pavés de Semur-en-Auxois. « J’avais la rage », disait-il. Le coureur de Cofidis a donc tapé sur le Tour. « Cela me fait rêver », raconte-t-il encore. « Ma victoire a ensuite permis à toute l’équipe de se libérer. On a pu attaquer n’importe où et sans réserve pour gagner finalement une deuxième étape. A l’arrivée, Cofidis a fait un très beau Tour. » Chavanel ne dément pas. Le Châtelleraudais a joué l’offensive pendant les trois semaines. Ce qui lui vaut d’ailleurs le prix du super combatif et un chèque de 20 000 E en poche. Une étape du Tour relevait presque de l’obstination après tant d’échecs : « J’étais passé trois fois tout près depuis le départ de Brest. Mais je ne baisse pas les bras et j’ai voulu montrer qu’on peut y arriver en insistant.
» Après une fugue de 165 bornes, il est fier de lui-même. C’est courir « à la Chavanel ». Mais ça s’est fini le plus souvent dans le mur.













