La Voix du Nord - 29/07/2008 |
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Deux victoires d’étapes (Dumoulin à Nantes et Chavanel à Montluçon), de la présence à l’avant de la course (1 590 km d’échappées cumulés), la quinzième place de Moinard au classement général : Cofidis peut tirer un bilan agréable du meilleur Tour de son histoire.
C’est pourtant l’image d’une équipe inquiète et à la stratégie incertaine qui domine à la fin de cette « Grande Boucle ». Il faut dire que chez Cofidis, on n’a jamais vraiment rien fait comme ailleurs.
En ne garantissant pas son avenir au-delà de 2009, l’équipe nordiste s’est trouvée fragilisée vis-à-vis de ses concurrentes plus libres de leur avenir.
Quatorze coureurs sont en fin de contrat dont les vedettes Nuyens, Chavanel, Moncoutié. Les deux premiers vont respectivement partir chez Rabobank et Quick Step, et leurs dirigeants savent déjà qu’il ne sera pas possible de retrouver l’équivalent. Moncoutié s’est fâché avec son manageur général, au point que François Migraine s’attache maintenant à tenter de recoller les morceaux. Minard, Valentin et Duque sont sur le point d’aller voir ailleurs. La structure des classiques a explosé. Augé a bien prolongé, et Casar est sollicité mais semble parti pour rester à la Française des Jeux.
« On a assez bien payé Chavanel pour peu de résultats, commentait la semaine dernière François Migraine. On dira que c’est seulement maintenant qu’il commence à les justifier » ironise le patron.
Chez lui comme chez Éric Boyer, on veut pourtant rester optimiste. « Nous sommes fragiles, mais je vous assure qu’on a aussi des coureurs qui veulent nous rejoindre. »













