La Voix des Sports - 04/12/2006 |
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Une marche silencieuse dans le calme et la dignité
Mort d’un supporteur du Paris SG
Des centaines de supporteurs du PSG ont défilé en silence et dans un calme absolu, hier, en mémoire de leur camarade Julien Quemener, tué par un policier.
Malgré les inquiétudes des autorités, c’est sans le moindre incident que 1 200 personnes, selon la police, parties peu avant midi du Parc des Princes, à Paris, ont défilé jusqu’au lieu du drame, porte de Saint-Cloud.
Deux amis de la victime, membres des indépendants de la « tribune rouge » de Boulogne, considérée comme le bastion des supporters les plus violents, ont tenu à lui rendre cet ultime hommage dans la dignité.
« Enfin on nous autorise à porter le deuil de notre ami. On peut porter le deuil sans se venger. Le mot qu’on s’est fait passer entre nous, c’est de rester calmes », confie « Bobman », 26 ans, qui allait au stade avec Julien Quemener « depuis cinq ans ».
« On est certains que c’était pas de la légitime défense et on veut que ça soit reconnu », explique David, 26 ans, un bandana au cou. Selon Yann, un familier de la tribune Auteuil, rivale de Boulogne, « c’est un assassinat. Il y a eu de la provocation policière envers les groupes de supporteurs... les "flics" sont responsables ».
« C’est aussi un phénomène politique : à sept mois des élections présidentielles, ils essayent d’entrer dans la brèche et de faire le truc sur la sécurité », estime-t-il. « Si on avait gagné ça ne se serait jamais passé comme ça » », reconnaît-il néanmoins.
« Le meurtre aurait pu largement être évité, la police n’a pas bougé », affirme Jessica 18 ans, abonnée depuis un an à la tribune Boulogne, qui connaissait de vue la victime. « On est venus soutenir la famille. On est dégoûtés de ce qu’on a entendu dire dans les médias sur nous », précise la jeune femme, une écharpe du club autour du cou.
Les participants exprimaient de l’animosité envers les journalistes, en grand nombre, parfois pris à partie pour avoir « dit qu’on était racistes ».
Les forces de l’ordre, d’une présence discrète, étaient stationnées dans les rues adjacentes. Des policiers en civil ont invité les médias à se tenir à l’écart.
« Nous sommes venus rendre un dernier hommage à Julien Quemener et lui rendre son honneur, sali par les médias, les autorités et les politiques. Il faut qu’on arrête de taper sur les supporteurs, il faut qu’on arrête de faire de Julien Quemener un fasciste hooligan », a déclaré Pierre-Louis Dupont, le président des « Boulogne boys », le principal groupe de la tribune Boulogne.
Au terme de la marche, la famille du jeune homme ainsi que quelques amis ont déposé une gerbe devant le dépôt de la RATP, à côté du « McDonald’s » près duquel Julien Quemener a été tué.
Malgré les inquiétudes des autorités, c’est sans le moindre incident que 1 200 personnes, selon la police, parties peu avant midi du Parc des Princes, à Paris, ont défilé jusqu’au lieu du drame, porte de Saint-Cloud.
Deux amis de la victime, membres des indépendants de la « tribune rouge » de Boulogne, considérée comme le bastion des supporters les plus violents, ont tenu à lui rendre cet ultime hommage dans la dignité.
« Enfin on nous autorise à porter le deuil de notre ami. On peut porter le deuil sans se venger. Le mot qu’on s’est fait passer entre nous, c’est de rester calmes », confie « Bobman », 26 ans, qui allait au stade avec Julien Quemener « depuis cinq ans ».
« On est certains que c’était pas de la légitime défense et on veut que ça soit reconnu », explique David, 26 ans, un bandana au cou. Selon Yann, un familier de la tribune Auteuil, rivale de Boulogne, « c’est un assassinat. Il y a eu de la provocation policière envers les groupes de supporteurs... les "flics" sont responsables ».
« C’est aussi un phénomène politique : à sept mois des élections présidentielles, ils essayent d’entrer dans la brèche et de faire le truc sur la sécurité », estime-t-il. « Si on avait gagné ça ne se serait jamais passé comme ça » », reconnaît-il néanmoins.
« Le meurtre aurait pu largement être évité, la police n’a pas bougé », affirme Jessica 18 ans, abonnée depuis un an à la tribune Boulogne, qui connaissait de vue la victime. « On est venus soutenir la famille. On est dégoûtés de ce qu’on a entendu dire dans les médias sur nous », précise la jeune femme, une écharpe du club autour du cou.
Les participants exprimaient de l’animosité envers les journalistes, en grand nombre, parfois pris à partie pour avoir « dit qu’on était racistes ».
Les forces de l’ordre, d’une présence discrète, étaient stationnées dans les rues adjacentes. Des policiers en civil ont invité les médias à se tenir à l’écart.
« Nous sommes venus rendre un dernier hommage à Julien Quemener et lui rendre son honneur, sali par les médias, les autorités et les politiques. Il faut qu’on arrête de taper sur les supporteurs, il faut qu’on arrête de faire de Julien Quemener un fasciste hooligan », a déclaré Pierre-Louis Dupont, le président des « Boulogne boys », le principal groupe de la tribune Boulogne.
Au terme de la marche, la famille du jeune homme ainsi que quelques amis ont déposé une gerbe devant le dépôt de la RATP, à côté du « McDonald’s » près duquel Julien Quemener a été tué.















