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La Voix du Nord - 11/05/2008
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LA COURSE Le jour de gloire est arrivé pour Stéphane Augé
 Voeckler et les Bouygues Telecom tentèrent de durcir la course, en vain. Sauf incident, le Palois qui devance ce matin Clément Lhotellerie de 1’22’’ sera consacré tout à l’heure à Dunkerque. Le Maillot rose et son équipe craignaient l’étape des monts tracée autour du cap Blanc-Nez. Leader depuis le début de cette cinquante-quatrième édition, il s’apprête à entrer dans l’histoire des Quatre Jours.

PAR FRÉDÉRIC RETSIN
sports@lavoixdunord.fr PHOTOS PATRICK DELECROIX On attendait avec impatience l’apothéose : un cadre magnifique tracé autour du site des caps, une météo estivale qui a donné des allures de Tour de France à l’épreuve régionale, un public venu en masse sur la montée du cran d’Escalles et un leader chahuté la veille et nécessairement tenu à la vigilance pour ne pas tout perdre.

À l’arrivée, les écarts se sont réduits entre le Maillot rose et ses poursuivants mais le classement général n’a pas été chamboulé. Hier matin, Lhotellerie, encore placé à dix-neuf secondes, constituait une inconnue. Vendredi, quelques coureurs avaient noté qu’il manquait de force en arrivant sur Calais. Le Carolomacérien l’avait d’ailleurs reconnu. Il a fini à 1’33’’ du vainqueur de l’étape, Cyril Dessel, en sauvant tout de même sa deuxième place au général.
Les autres – Fédrigo, Lefèvre, Rojas, Meersman, Goubert – de-vaient reprendre plus de deux minutes à Augé. C’était trop sur un circuit jugé un peu moins difficile que celui de Boulogne par la plupart des concurrents. Et les Bouygues Telecom en particulier. « Nous n’avons pas pu durcir la course comme nous le souhaitions », regrette Didier Rous. « Cofidis s’est parfaitement défendu », conclut le directeur sportif d’un groupe volontaire puis résigné au fil des tours.
Avec les équipiers de Meersman (Française des Jeux), Pineau, Lefèvre, Voeckler et Fédrigo ont bien tenté de secouer le cocotier. Sans échapper à la vigilance de la formation nordiste. En laissant partir Dessel, Coutouly, Gérard et Robin qui concrétisa une course très méritante des jeunes Roubaisiens dans le dernier tour, les équipiers du leader n’avaient plus qu’à gérer la situation dans l’ultime ascension avant l’arrivée. Augé devient le seul Français à garder le maillot rose de bout en bout. Auparavant, trois Belges avaient réussi un tel exploit : Adrianssens (1956), Desmet (1965) et Vandenbroucke (1985). Respect ! •
 
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