La Voix des Sports - 12/05/2008 |
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Dunkerque à sa main pour la dernière
Il n’y a pas eu de vrai suspense. Pour son dernier match de la saison, l’USDK a sûrement obtenu un succès bien plus simple qu’il ne l’imaginait. Son sixième en voyage, son cinquième lors de ses sept derniers matchs. Nîmes, lui, a déjoué. Auteur d’une sale entame, souvent maladroit, malheureux aussi, Nîmes n’a jamais su prendre ce match par le bon bout. « On a vite senti qu’on était au bout du rouleau, un ton en dessous », estime l’entraîneur gardois Alain Portes. « On joue une entame catastrophique. On avait envie, mais on s’y est mal pris.» Dunkerque, lui, ne s’est pas posé la moindre question. Jusqu’à mettre rapidement son empreinte sur la partie en dessinant un autoritaire + 5 (2-7) au bout de sept petites minutes, obligeant Alain Portes à poser son premier temps mort et à rappeler sur le banc son gardien slave Jovicic. À partir de là, Nîmes, quasiment toujours mené (7-10, 13-16, 19-24), n’a jamais su reprendre la main.
Toujours dans les pas nordistes avec un retard porté jusqu’à - 6 (16-22) à l’entame du dernier quart d’heure, il n’a su que de façon inconstante et par trop épisodique revenir sur ses talons. À force, cela finit par épuiser. « C’est vrai qu’avec Bosquet, Dunkerque c’est solide. Il les rassure beaucoup et puis leur collectif est bien organisé. Suffisamment bien pour qu’on n’ait pas pu les inquiéter », pointe l’entraîneur nîmois. Et si les Nîmois finissent seulement à un petit rien de Dunkerque (26-27), cet écart ne reflète pas la physionomie de la partie. Jamais Dunkerque n’a senti franchement dans son dos le souffle chaud des Nîmois. Jamais Dunkerque n’a eu à s’inquiéter. « Mentalement, on s’était préparé à faire un gros match défensif », juge Yérime Sylla. « On l’a fait et l’on a réussi à faire déjouer Nîmes, à le mettre en échec et à le battre pour la seconde fois de la saison ».
Samedi, Dunkerque était le plus costaud. Peut-être, tout simplement, celui qui voulait le plus boucler sa saison par un succès. Entre le bras gauche de Bosquet, la clairvoyance et l’expérience de l’Ukrainien Petrenko, la présence aux six mètres du métronome Grocaut (5/5) ou la grosse partie de Siffert (15 arrêts), Dunkerque possédait suffisamment d’atouts et d’arguments dans sa manche pour revenir de Nîmes, hier en début d’après-midi, avec une tête fatiguée, mais un large sourire.
Olivier GAGNEBIEN














